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LA MONNAIE. SECTION IX, CHAPITRE V.monnaies; ce serait multiplier les frais de surveillance etaugmenter les chances d’une fabrication imparfaite. Enparcourant le rapport final de MM. Dumas et de Colmont,on constate que les hôtels- des-monnaies des départementslaissaient plus à désirer que celui de Paris pour 1 exacti-tude du poids et du titre. Il ne faut cependant pas trop enréduire le nombre; ce serait imposer aux parties du terri-toire trop éloignées une certaine dépense pour se procu-rer de la monnaie, et dans certains cas heurter des con-tenances naturelles.
En tout pays, si une certaine portion du territoire offredes mines passablement productives d’or et d’argent, ilest conforme à la raison qu’elle ait son hôtel-des-mon-naies ; pareillement les points principaux d’arrivage pourles métaux précieux de l’étranger. 11 convient aussi qu’ilexiste un hôtel-des-monnaies dans la capitale, sous lesyeux du gouvernement et à côté des principales institu-tions financières.
En Angleterre on peut se contenter d’un séul hôtel-des-monnaies pour les trois royaumes. Cet hôtel unique estnécessairement placé à Londres. Tout l’or qui peut semonnayer dans le Royaume-Uni, vient de l’étranger et lamajeure partie arrive par Londres, ou doit s’y rendreparce que Londres est le siège du gouvernement et celuide la Banque d’Angleterre qui est le principal récipientde l’or. Mais chacune des colonies anglaises produisantde l’or a dû avoir aussi au moins un hôtel-des-mon-naies. Nous avons eu occasion de signaler les inconvé-ments qui résultaient de l’absence d’un hôtel-des-mon-naies en Australie pendant les premiers temps de T ex-ploitation des mines d’or de cette contrée,rï ^n France, avant 1837, il en existait douze outre celui6 Paris ; on réduisit alors les douze à six, et on a proposée es supprimer tous, de sorte qu’il ne restât plus que ce-