LA. MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE IL 373fluence des mines de l’Amérique se fût fait sentir à ce pointfl u un fermage de 5 livres 6 schellings fût monté à 14 li-' Vr es 2 schellings, c’est-à-dire à près du triple. Elle ne duta gir avec quelque énergie qu’un peu plus tard. C’est l’opi-nion formelle qu’Adam Smith s’est faite, à la suite d’unèanalyse détaillée, que, jusqu’en 1570, l’action des minesde l’Amérique sur les prix fut nulle en Angleterre ; iles t même disposé à penser que, dans l’ensemble de1 Europe, elle avait été jusque-là assez peu sensible (1).Mais, du point de vue où nous sommes ici, peu importefi ue l’influence des mines de l’Amérique se soit manifestéee n Europe un demi-siècle plus tôt ou plus tard. Elle futtrès-forte ; elle eut des conséquences politiques et sociales,non moins que commerciales; M. Jacob estime que ladépréciation des métaux précieux ne fut pas étrangèreaux difficultés dont furent semés les règnes de Jacques I eret de Charles I er , et qui se résolurent en une révolutionsanglante. Une partie des revenus de la Couronne était enredevances fixes d’argent ; par l’abaissement de la valeurdes métaux précieux, les princes se trouvèrent fort ap-pauvris, et dans un État les embarras financiers sont lePrélude de tous les désordres.
La réduction énorme qu’éprouvèrent les frais de pro-duction de l’or et de l’argent rend compte de la hausse‘lai s’est révélée dans les prix. Cependant, pour mieuxapprécier le phénomène politique et commercial qui s’estPassé à la suite de la mise en œuvre des mines améri-c a*nes, examinons-le en nous plaçant au point de vue cul-^’oant, celui de l’offre et de la demande comparées.
^° Ur que la diminution des frais de production d’unar Ucle agisse sur la valeur relative qu’il a sur le marché,
Coinl & 100 (Voir Mac-Culloch, Dictionnaire du Commerce, article
oins ).
(L *ici,
l(, sse des Nations, liv. I, chap. xi.