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La monnaie / par Michel Chevalier
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395
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LA MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE III. 395

Oes, ou de 41 p. 100, sur la période formée du dix-sep-tiéme siècle tout entier.

Le grand accroissement qu’on remarque pendant l’in-tervalle de 1750 à 1803, et qui se soutient jusqu’en 1810,n est pas du fait de l’argent seulement. L’or y est pour unetonne part. C’est le beau temps du Brésil en particulier,•tu Brésil qui a rendu près de la moitié de l’or de toute1 Amérique pendant la période qui nous occupe en ce cha-P ltr e. Les mines brésiliennes furent à leur apogée pen-dant l’intervalle de 1752 à 1773. Ce qui payait lesdroits alors allait de 6,400 à 8,600 kilogrammes ; à causede la contrebande, qui était très-grande, on en a conclu•lue l’extraction réelle devait être d’environ 12,000 kilo-grammes (41 millions de francs). Moins considérable,l’extraction de l’or de la Nouvelle-Grenade eut, à la mêmeépoque, plus d’importance qu’auparavant. On peut endire autant de celle du Chili. Pour le Brésil, et proba-^blement aussi pour le Chili, on doit croire qu’on rencon-tra alors des gisements d’or d’une richesse supérieure,Car depuis lors, on a, dans l’un ou l’autre pays, délaissél®s mines d’or, au Brésil pour la culture des denrées tro-Ibrales, au Chili pour les mines d’argent et de cuivre.

On peut donc regarder comme démontré: 1° que parra Pport à la valeur du blé, estimée elle-même par des^éyennes embrassant d’assez longs délais, la valeur de* ar gent et celle de l’or, après être demeurées station-natr es depuis 1600 ou 1620, selon les divers pays qu’onénvisagera, jusque à la fin du dix-septième siècle, s’é-pient sensiblement relevées, de sorte que la même qua-! é( le blé se donnât pour un moindre poids d’argent, pen-ant la première moitié du dix-huitième siècle; 2° que,Une fois au milieu du siècle, le Ilot a pris la direction op-P°sée; l’argent et l’or se sont mis à baisser de nouveau,ar ra pp 0 rt au blé, et c’est ainsi que le dix-neuvième siècle