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La monnaie / par Michel Chevalier
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COUIIS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

s’est ouvert avec des prix du blé doubles environ de ceuxdu milieu du dix-huitième siècle, et à peu près sextuplesdes prix de l’an 1500 à l’an 1550 ou 1570.

Le dernier changement est-il venu des métaux P 1 ^'cieux ou du blé ? Est-ce l’or et l’argent qui ont baissé, oule blé qui a haussé pendant la dernière période? De cesdeux thèses, la première me paraît incomparablement l aplus juste : on a vu les raisons qui autorisent à croire q ueles frais de production de l’argent ont diminué de 1?^aux premières années du dix-neuvième siècle. Indiquonsles motifs qu’on a de supposer qu’au contraire la valeu 1du blé a dû rester à peu près la même. Le blé a conti'nué de se produire à peu près dans les mêmes condi'tions pendant ce demi-siècle, excepté en Angleterre,vers la fin de la période, il y a eu des raisons, autr eSmême que l’accident de plusieurs mauvaises récoltes, p oU 'que le prix du blé montât. Et c’est ainsi qu’à l’égardl’Angleterre en particulier l’enchérissement est bien pl uSfort : il procède de deux causes au lieu d’une. Sur le cOû'tinent européen, les terres nouvelles qu’on a mises en cU ^turc étaient encore de la même qualité que celles où ^charrue s’exerçait auparavant ; l’agglomération des pop ülations urbaines était modérée ; l’industrie manufacturiè rese développait lentement, et autour des rares foyers n !,anufacturiers la culture faisait plus de progrès qu’aill et j rS jLa viabilité du territoire, jusque-là fort mauvaise, sevisiblement améliorée, mais plus particulièrement ap r ^1750 qu’auparavant, en Angleterre, en France et surreste du continent, et c’est une cause qui tend de P 1 ^d’une façon à faire baisser la valeur du blé ou à l’emPcher de monter.

Je suis fort éloigné de contester l’influence que des rcoites insuffisantes peuvent exercer sur le prix des b ’et la possibilité qu’il y ait, à certaines époques, une s