408 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,
se manifestent pas d’une manière instantanée sur les mé-taux précieux, parce que la production annuelle ne repré-sente qu’une petite fraction de ce qui est sur le marché.Ainsi pour qu’un changement dans les conditions et la fé-condité de l’industrie minière, relativement à ces métaux,ait de l’effet sur leur valeur courante, il faut que le fartse soit prolongé. Avec la masse de métaux précieux qu onpossédait déjà à l’ouverture du dix-neuvième siècle, détait impossible qu’une modification en plus ou en moins,dans la production, même en la supposant plus marqué eque celle qui a eu lieu de 1810 à 1848, se reflétât aussitôtsur le rapport entre l’offre et la demande. Une évalua'tion sur laquelle nous aurons lieu de revenir plus loin clqui est due à un économiste distingué, fort versé dans l astatistique, M. Nevvmarch, porte à une somme de 992 tnü'lions sterling (24 milliards 638 millions de francs) (0l’or et l’argent qui, dans les premières années du dix'neuvième siècle, étaient répandus en Europe et en A®^rique, et dont celle-ci n’avait qu’une très-petite part. U 116variation de 50 ou même de 100 millions, qui aurapn serévéler dans le rendement annuel des mines à quelqu’ 1111des moments de la période que nous envisageons, n’au radonc pu exercer aucune influence appréciable.
Il suit de là, que si une première cause, l'affaiblis 8 ^ment de la production pendant la guerre civile de 181*1 a1825, a tendu à augmenter, par la diminution de l'oS lË ’la valeur des métaux précieux, del’argent surtout (pui sC J lie fc’est principalement de l’argent que l’Amérique fouj' n ‘ s 'sait avant 1848), il n’avait pu encore en résulter d e : -sensible quand se fit, dans le commerce de la civilisa*- 101 ^occidentale avec l’Orient le plus reculé, le reviren ie ^
qui laissa à l’Occident la disposition d’une notable q 11
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(1) Ilitfory of Prices, tome VI, p. 142.