LA MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE IV. 407
Eu même temps que l’Europe semblait pas à pas gra-viter vers une situation où elle aurait cessé d’avoir besoindes métaux précieux pour régler ses comptes avec 1 Asielointaine, elle donnait à l’exploitation desespropres minesRue impulsion digne d’être notée et elle perfectionnait ouoiême renouvelait le procédé par lequel se relire du plomb1& petite portion d’argent qu’il contient d’ordinaire. Aucommencement du siècle, l’Europe extrayait 53,000 kilog.d argent : il faudrait même dire 88,000 kilog. à cause deUtOOO kilog. environ que, selon M. Jacob, auraient pro-duits de ce métal quelques mines de la Turquie (1), et de24,000 que rendaient les mines de l’empire russe. Vers1848, l’Europe proprement dite avait plus que doubléson extraction.
Quant à l’or, il ne parait pas que, de 1810 à 1848, il yait eu de progrès bien digne d’être noté, dans la productiondes mines européennes, si l’on attribue àl’Asie l’or extraitde la chaîne de l’Oural. Il est vrai que l’industrie des affi-neursqui, pendant la seconde moitié de la période, s’estexercée fort activement à Paris plus encore que partoutailleurs, sur les piastres, sur les vieilles matières d’argentet sur les pièces de 5 fr. d’avant 1825, est 'comme unemine d’or qu’exploiteraient les Européens. De ce chef,l’Europe pourrait revendiquer une certaine productiond’or. Mais, entre les années 1810 et 1848, c’est surtouthors de cette partie du monde et aussi de l’Amérique qu’aaugmenté l’extraction de l’or. Le surcroît d’or a été pro-duit principalement par l’Asie et, en ce qui concerne plusdirectement le marché européen, parla Russie boréale.
Ees phénomènes d’enchérissement ou d’avilissement ne
U) A vrai dire, celte production déviait è e P' ire ottoman;
Asie, car elle provenait des provinces asiatiques c'est IA qu’ils
«lais le s r V ng 0 t s 6 t aien t aussitôt transmis h Constantinople, etPaient jetés dans le courant de la circulation.