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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE V. 417de très-grandes quantités. En 1860 la valeur du cotonimporté de toutes les possessions britanniques dansi Inde (1) en Angleterre était de 3,939,000 liv. st. Elle estmontée à 34,700,000 liv. st. en 1863, et à 38,215,000en 1864. Le gouvernement égyptien, qui cultivaitie coton avec profit depuis le temps de Méhémet-Ali,a redoublé ses efforts pour en obtenir de plus gran-des masses. L’industrie privée, autant qu’elle existe en^Sfpte, a suivi avec succès l’exemple du prince. En-fin on a provoqué la production du coton dans diversesrégions demi-civilisées. Or, dans l’Inde, en Égypte, età plus forte raison dans des pays barbares, une grandePartie des paiements a dû se faire, un peu avec des ar-ticles manufacturés, et beaucoup avec des métaux pré-cieux, principalement avec de l’argent : on sait que, dansun état arriéré de civilisation, alors surtout qu’elles ont lieude redouter les exactions de leur gouvernement ou deshommes puissants, les populations recherchent les mé-taux précieux pour les enfouir. C’est ainsi que l’Europemanufacturière a eu à subvenir à une exportation inusitéeetl métaux précieux, et avant tout en argent. Ces métauxc °ntinuent indéfiniment de s’absorber dans les contrées°h on les expédie ainsi, car on ne les en voit jamais reveniren quantités comparables à celles qui y entrent.

^mci, par exemple, ce que je lis dans un discours demon honorable ami, M. J. Benjamin Smith, à la chambrees Communes (séance du 10 juin 1864) : « Un relevé,cessé par ordre de la Chambre, constate que dans lesProvinces du Bengale, de Madras et de Bombay, l’impor-d/i° n ^ es m ^taux précieux, en monnaie ou en lingots,action faite de l’exportation, a été pendant la période

(Wj ^ est-à-dli'e en comptant le commerce de Singapore et celui der a ^f n aU?S * * , ’ en C I UG celui du continent, qui du reste fournit incompa-tn aent la masse principale,ni.

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