-416 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,
en ligne de compte le montant des traites fournies sur l’Indeparla compagnie des Indes orientales [Indiahouse drafts ),montant qui n’excédait pas 84 millions de francs, le com-merce entre l’Angleterre et l’Inde présentait une balanceen faveur de la métropole. Mais dans les circonstancesextraordinaires qui se sont si fortement révélées depuis dixannées environ, il s’en est fallu que l’importation de cesarticles d’Angleterre dans l’Inde ait suffi pour dispenserd’y envoyer des métaux précieux et spécialement de l’ar-gent qui y est préféré.
C’est depuis 1861 surtout qu’on a vu, par l’interven-tion d’une cause nouvelle, s’accélérer et s’agrandir I ecourant qui emportait, de toute éternité, pour ainsi dire,une certaine quantité d’argent dans le Levant proprementdit, c’est-à-dire vers les rives orientales de la Méditer-ranée, et vers le grand Orient, c’est-à-dire vers l’Asi ereculée. La cause en est dans la nécessité où s’est subi-tement trouvée l’Europe de s’approvisionner de colon sbruts dans l’Inde et dans le Levant. Sous cette influencéles sommes à remettre sont devenues si fortes que ce n’e^plus seulement de l’argent, c’est aussi de l’or qui a qui^l’Europe pour se rendre dans les diverses parties &l’Asie, lointaines ou proches et en Égypte.
La guerre civile qui, de 1861 à 1865, a désolé l’Amé-rique du Nord, ayant amené le blocus des portsmidi de celle grande république, le colon n’en esl pl uSsorti. Les détenteurs de la denrée eux-mêmes avaiee*adopté le système de la retenir, dans une pensée polit!*! 00sur laquelle ce n’est pas ici le lieu de s’expliquer. ^ âfallu que les manufacturiers européens, affamés d e cealiment, allassent le chercher ailleurs. On s’est adressé t° unaturellement à l’Inde qui, depuis l’origine des temp shistoriques, se livre à cette culture, et qui présente ®vastes surfaces où elle réussit. Elle en a fourni à l’Europe