LA MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE V. 419expédiés, soit de l’Angleterre directement, soit des grandsports de la Méditerranée, en offrent le moyen. S ils nesignalent pas la totalité des métaux précieux exportésd Europe, ils en constatent la masse principale. En grou-pant les renseignements puisés dans ces registres, M. JamesLow, de Londres, publie annuellement sur ce sujet descirculaires fort estimées d’où nous allons extraire quelquesfaits généraux,
Pans les six années qui ont précédé la révolte de l’arméede l’Inde (1857), l’exportation collective de la Grande-Bretagne et des ports de la Méditerranée pour le Levantl’Asie a été comme il suit, en moyenne :
Or.... 97,000 liv. st. =» 2,425,000 fr. ou 704 kilog.
Argent 6,040,000 liv. st. = 151,000,000 fr. ou 680,000 kilog.
Pendant les cinq années suivantes 1857-58-59-60-61,cette moyenne a été :
Or....
Argent.
1,130,000 liv. st. = 28,230,000 fr. ou12,370,000 liv. st. =309,250,000 fr. ou
8,200 kilog.1,392,000 kilog.
Pendant les trois dernières années 1862-63-64, elle a
atteint :
0r *--- 5,410,008 liv. st. = 135,250,000 fr. ou 39,263 kilog.Argent 14,750,000 liv. st. = 368,750,000 fr. ou 1,659,000 kilog.
ai »si se constate, à côté d’une progression remarquabled. e i argent exporté, un accroissement rapide de la propor-B°n de l’or comparée à celle de l’argent.
La quantité d’argent qui sort ainsi d’Europe est pré-sentent de beaucoup supérieure à celle que cette partieü ftionde retire des autres et à ce qu’elle en produit elle—^nte. Mais le vaste approvisionnement de ce métal quip, s dans quelques contrées, en France notamment, àc de monnaie, a pu fournir aisément aux besoins duorr) merce. Il reste à savoir si le fait est un accident des-