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LA MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE V.somme de 1,137,000 livres sterling (28,425,000 fr.), soit8)243 kilog. de métal fin.
Quoiqu’il soit téméraire de tenter de prédire 1 avenir,
OR peut croire cependant que, dans cette expédition siforte d’argent et môme d’or à destination de 1 Inde et dequelques autres pays, il y a quelque chose de passager.Une fois la paix publique rétablie dans le sein de lagrande république américaine, il n’est point interdit desupposer que la culture du coton y reprendra, aprèsquelque temps, son ancien essor. L’esclavage sansdoute sera aboli dans le Sud ; mais ce n’est pas uneraison pour qu’on y abandonne la culture du coton, tra-vail peu pénible et auquel l’homme s’adonne sans répu-gnance. Le colon américain offre par sa qualité une su-périorité notoire sur celui de l’Inde. Il sera donc toujoursdemandé. Il est permis de penser que, parl’effet del’abo-lition de l’esclavage, il ne sera plus produit à aussi bonmarché qu’autrefois ; mais, par l’introduction de plus enplus étendue de la mécanique, où ils excellent, les Améri-cains balanceront partiellement au moins renchérissementdu labeur humain. Le coton perdra les prix élevés dontd a joui sur le marché, depuis 1861, prix qui-étaient tri-ples et quadruples des prix antérieurs. Par cela même1 encouragement extrême, qui en a tant développé la cul-ture en différents pays, devra diminuer dans une forteproportion. Les contrées barbaresques et l’Inde même se-ront moins tentées d'en expédier à l’Europe occidentale ethelui en fourniront plus que des quantités bien moindres,^ elles sont en présence d’une forte baisse. L’exporta-H°n des métaux précieux des marchés de l’Europe, expor-tation qu’au surplus je suis loin de représenter commeUl1 Ina l) sera amoindrie.
'dême dans l’hypothèse où l’Inde, l’Égypte et les diversesc °ntrées qui son t devenues de grands fournisseurs de co-