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La monnaie / par Michel Chevalier
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426 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

en n’estimant celle-ci que par la moyenne d’une longuesuite d’années? Suis-je autorisé à affirmer que la diffé-rence des prix doit s’expliquer en totalité par l’avilisse-ment absolu de l’argent et nullement par l’enchérissement

absolu du blé? Que l’on prenne pour expression de l avaleur le montant des frais de production ou le rapport del’offre à la demande, l’incertitude subsiste, ou plutôt iln’y en a pas : il est indubitable qu’il y a eu du changementpour le blé comme pour le métal précieux, et ce qui I eprouve sans réplique, c’est qu’il n’y a pas deux pays où l avariation des prix ait été identique. Le fait est que, à de sdegrés divers sans doute, les circonstances de la produc-tion sont devenues autres pour toutes les marchandisesans exception, pour tous les services à rétribuer. D emême les rapports de l’offre à la demande, en tant q aeces rapports déterminent les prix des choses.

Ainsi tous les calculs qu’on pourra faire dans le but d®formuler la puissance comparée de l’or et de l’argent, &la fin du quinzième siècle et graduellement aux époq 11 ® 5qui ont suivi, par rapport aux diverses marchandises 011aux divers besoins de l’homme, manquent d’une b asemathématique. Il n’en est pas moins vrai que ce sont de srecherches d’un grand intérêt, qui répandent beaucouplumières sur l’histoire des États et de la société. La p r ^cision mathématique, dont il faut bien se passer dans d® sexplorations de ce genre, n’y est pas absolument indisp eïlsable. Jusqu’à ces derniers temps où une révolution coù*plète dans les moyens de transport a tendu fortem eà abaisser le prix des blés sur les principaux cen 1trde consommation, il y avait des raisons de croire q ue

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valeur du blé, estimée par la voie de moyennes d’unetaiue généralité, n’avait eu que des variations faiblescomparaison de celles des métaux précieux; mais le el ,aD

gement considérable qui s’est révélé dans les com

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