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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION XI, CHAPITRE III. 454

Rit il résulterait, en effet : 1° que les avances de la Ban-*

au Gouvernement n’ont pas été plus fortes après lasuspension des payements en espèces, et spécialementaprès 1809, qu’auparavant (1) ; 2° que la somme des bil-lets en circulation, à l’usage du commerce, n était aucu-nement excessive, en comparaison de ce qui a précédé et 'de ce qui a suivi. Cependant M. Tooke ni personne nePeut contester que les avances accordées par la Banque auGouvernement ne fussent grandes. Le fait qu’elles ne sefussent pas développées après 1797 ne démontre poiDtqu’elles n’aient pas été supérieures à ce que la BanquePouvait raisonnablement consentir. En ce qui regarde leMontant des billets en circulation, ce n’est pas seulementla somme émise par la Banque d’Angleterre qu il fautenvisager, c’est la somme totale jetée sur la place parl’ensemble des banques. Enfin on peut attribuer moinsde portée que M. Tooke à la distinction qu’il fait entre lesbillets de moins de 5 liv. sterl. et les billets de 5 liv.et au-dessus, distinction qui sert de base à son argu-mentation, à l’effet d’établir que la circulation de labanque d’Angleterre elle-même n’eut jamais rien d’exa-géré.

M. Tooke a positivement démontré que, au moins pen-dant une période assez longue, la hausse des prix de laPlupart des marchandises, exprimés en billets de banque,hausse qu’on a alléguée en preuve de la dépréciation deshdlets, n’avait pas existé ; au contraire, la plupart des ar-hcles avaient éprouvé, par rapport aux billets de banque,fort mouvement de baisse qui commença dès le prin-^Mps fie 1809 et se prolongea jusqu’au printemps de

IBM. Tooke fait remarquer que la somme reçue du Trésor^par laRauque en compte-courant doit être deîalquce des DVO portion

Jonque. C’est par ce mojen qu’il réduit dans une forte P Pénormité apparente de celles-ci.