450 COURS D'ÉCONOMIE POLITIQUE.
uion, si les billets furent dépréciés relativement à l’or &
à l’argent, avec lesquels ils eussent dû constamment garder
leur niveau, il serait impossible de ne pas l’attribue 1 '!pour la plus forte part, à ce que l’or était enchéri en An*gleterre, et l’argent de même ; et ils l’étaient parce q uele conflit, qui bouleversait le commerce du monde,éloignait ces métaux de l'Angleterre avec une énerg ieextraordinaire. D’ailleurs, à cette époque les mia eSde l’Amérique, qui avaient le monopole de l’approvisio 0 'nement de l’Europe en métaux précieux, se trouvèrent su c 'cessivement dans deux situations qui, malgré leur div er "sité, tendaient presque également à priver l’Angleterre^leurs produits. Pendant unepremière période, l'Espag 116 ’dont elles dépendaient, était en guerre avec l'Anglelerr 0 'et celle-ci, en bloquant les ports des colonies espagnol^’empêchait la sortie des métaux dont elle-même aurait 00besoin, et gênait l’exploitation même par les obstacles ap'portés à l’arrivage du mercure. Pendant une seconderiode, où les relations étaient rétablies entre l’Anglet erreet les possessions espagnoles dans le Nouveau-Monde, l eSmines de ces contrées devinrent beaucoup moins prod uClives, à cause de la guerre de l’Indépendance qui yOn affirmait naguère et on répète de nos jours q l,e ,billet de banque, une fois devenu papier-monnaie, s ‘
vilit, parce que la Banque le prodigua en avances
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soit au Gouvernement, soit au commerce, et qu’il y ^
eut dès lors, en circulation, des quantités abusives; n ^
l’exposé détaillé de M. Tooke démontre que l’a ccU j^
tion dirigée ainsi contre la Banque d’Angleterre est
exagérée. M. Tooke la signale même comme entière* 0 ®
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dénuée de fondement (1). Des renseignements qu n
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(l) Cette question est traitée m extenso par M. Tooke da<>=trième volume de ï’His’ory of Prices. Voir notamment l apartie, chapitre I, sect. lit et IX.