LA MONNAIE. SECTION XI, CHAPITRE III. 453Vansittart, portant que les billets de banque (1) avaientjusqu’à ce jour et étaient présentement 1 équivalent dunuméraire métallique du royaume. La preuve que cetteassertion était fausse, c’est que, pour se procurer cent livi essterling en or monnayé ou en lingots, il fallait donner unnombre de livres notablement supérieur en billets debanque.
En résumé, que faut-il conclure par rapport au débatque M. Tooke a soulevé?
11 n’est pas surprenant que la rareté des métaux pré-cieux en Angleterre se soit manifestée, pour la Banque, parla difficulté de s’en procurer. En cela on est fondé à direque les circonstances extraordinaires du temps, relative-ment aux métaux précieux, contribuèrent à provoquer lasuspension des payements en espèces par la Banque. Maisfaut-il aller au delà et est-il permis de soutenir cette thèse,dont au reste M. Tooke ne se fait point le champion, quepar cela même les billets de banque non-seulement de-vaient être dépréciés, mais pouvaient légitimement ne pluss échanger au pair contre la quantité de monnaie dontds portaient la dénomination?
En principe, une banque n’est jamais autorisée à direfine l’or ou l’argent ont monté, afin d’esquiver le rem-boursement de ses billets en espèces sonnantes. Ce rem-boursement est obligatoire. Quand une banque veut s’ysoustraire, les pouvoirs de l’État doivent l’y contraindre°u la forcer à suspendre ses opérations. Telle est la règlegénérale. Je n’ai pas à rechercher ici dans quels cas ex-Ce ptionnels un gouvernement peut momentanément lais-Ser la règle sommeiller.
blans ses raisonnements touchant la conduite de laail que d’Angleterre au milieu de ces graves difficultés,
4ori' - S spécialement des billets de la Banque d’Angleterre qui’caient sur le marché et réglaient le cours des autres.