454 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
M. Tooken’apas tenu suffisamment compte du fait mêmesur lequel il s’appuie, et qui est en effet incontestable, ûsavoir, que l’or et l’argent, à l’époque dont il s’agit, étaientraréfiés en Angleterre, et par conséquent, y étaient absO'lument enchéris. Les choses s’y passaient, à l’ég ardes métaux précieux, tout comme si les mines qui 1®*produisent se fussent appauvries. Mais quelle en êta*la conséquence logique, obligée? C’était bien sûretfie 0que, par rapport aux métaux précieux, on devait voir alo rS ’en Angleterre, un phénomène du genre de celui qui av8!eu lieu dans toute l’Europe, après la chute de TErnp ireRomain. Toutes choses égales d’ailleurs, le serviceéchanges devait se faire avec une moindre quantité dmétaux précieux. Dans la même transaction où aurai efiguré auparavant 100 grammes d’or ou d’argent, n 1devait plus s’en montrer que 80, ou 70, ou 70. Lab'j®sterling étant un poids déterminé d’or fin, l’achat etvente d’une même quantité des mêmes marchandise 81,6comportait plus que les 80, les 75, ou les 70 centièn ieSde la quantité de livres sterl. qui était requise antérieur®'ment. Le billet de banque, afin de pouvoir demeurerreprésentation fidèle de la monnaie, n’aurait pl uScirculer qu’en une quantité plus faible de 20,ou 30 pour 100. Le maintenir sans augmentationadmettant qu’il en ait bien été ainsi, c’était, dansconjonctures, en provoquer la dépréciation. Or, sM. Tookelui-même, que fit la Banque d’Angleterre? \s’appliqua à empêcher la somme des billets en circula 1de s’accroître, et M. Tooke pense, contre l’opinion g ^râlement admise, qu’elle y parvint. Mais ce n’était p a8 'core assez : il eût fallu que cette somme fût diminuée ala proportion de l’enchérissement de l’or en Angle*®*
En un mot, les émissions de billets de la Banque dgleterre furentexcessives, et c’était assez pour déternû
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