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La monnaie / par Michel Chevalier
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473
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LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE I. 473Un avitre phénomène paraît avoir eu lieu dans le cours dece cataclysme : les masses d’eaux en mouvement, dans desoscillations peu violentes mais prolongées, qui auraientMarqué la fin de la période, auraient fait subir un remanie-ment, une sorte de lavage aux matières broyées. A la faveurde celte opération de la nature, l’or s’accumula dans une (partie des alluvions, de préférence au reste, de même que,s ur l’appareil que le mineur nomme la table à secousses ,dans les ateliers de préparation mécanique d’une mine deplomb ou de cuivre, sous l’action d’un petit courant d’eau,les matières les plus pesantes se séparent des autres. Sansdoute parce que c’est l’endroit où ce travail de lavage sesoutint le plus longtemps, c’est sur les bords des coursd’eau actuels ou dans leur proximité que l’or, souvent,devint le plus abondant sous celte inlluence.

Cependant l’alluvion aurifère recouvre maintes fois lesversants des collines et les plateaux. Elle occupe ainsi,à distance du bord des cours d’eau, de grands espacesoù l’on est parvenu à organiser l’exploitation avec profit.

Les gisements plus particulièrement exploités commeaurifères composent fréquemment au milieu de l’allu-rion générale, et plus spécialement de celle qu’on ren-contre dans les fonds, des bancs d’une forme déter-minée : ils sont plats et oblongs, de 50, 100, 200 mètresde longueur et plus encore, mais beaucoup plus étroits.U’or y est plus rare à la périphérie que dans les partiescentrales. Il est pourtant des alluvions fort étendues, dont0n peut exploiter et dont on exploite en effet la masse en-Uère. Nous aurons lieu d’en citer un exemple remar-quable.

Les mines qui existaient autrefois dans les Gaules et quipaient donné assez d’or pour exciter la cupidité de Jules® Sar i celles qu’on a travaillées jadis en Égypte, et dont les ouvenir ne s’est perpétué que sur les impérissables monu-