LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE I. 411
^ plus grand nombre des cas, en alluvions médiocre-Rient épaisses, sous la forme de bancs de peu d étendue,épars dans la masse d’une alluvion générale, et où d ailleurs1 or est extrêmement clair-semé, là même où il abondeplus. Ce fait entraîne la conséquence que les minesd 0I \ celles du moins auxquelles s’étaient attachés les mi-neurs jusqu’à ces derniers temps, soient sujettes à s’épuiserplus rapidement que les autres mines métalliques. Voicinne surface d’un myriamètre carré de terrain; c’est lacinq millième partie delà France à peu près. Elle offrira,supposons-le, des bancs aurifères de deux mètres de puis-sance, c’est déjà beaucoup. 11 faudra 200 mètres cubes d’al-luvion aurifère pour rendre un kilog. d’or: on verra plusloin que c’est une teneur satisfaisante. Mais les bancs ex-ploitables avec succès, qui sont épars çà et là, dans l’en-semble delà couched'alluvion, n’occuperont que la dixièmepartie de la superficie totale ; c’est leur faire la part très-large. Le myriamètre alors'se réduit à une surface exploi-table de mille hectares. Il faut 100 mètres carrés, ou uncentième d’hectare pris dans la surface utile pour rendre1 kilog. d’or; les mille hectares exploitables ne pourrontdonc fournir plus de 100,000 kilog. d’or. En quinze ou"vingt ans un gisement, qui auraçxcité peut-être l’attentiondu monde entier, sera totalement vidé. Avec des minesd’argent du genre de celles qu’on rencontre en Amérique,Un seul filon qui se présenterait, je ne dis pas sur unni yriamèlre carré, mais seulement sur un myriamètre de^ 0n g, donnerait lieu à une exploitation infiniment plusdurable.
A insi, pour que des mines d’or exercent de l’influencele marché général du monde, pour qu’elles parviennent^ Codifier sensiblement la valeur relative do ce métal par* fiuuntité qu’elles en répandront sur ce marché, il est in-ls Pensable que les gisements aient une grande superficie.