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La monnaie / par Michel Chevalier
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47G COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,

dans le lit de quelque ruisseau, pour qu’ils recherchas'sent avec un soin particulier celle substance constat* 1 'ment éclatante, que sa malléabilité rend si facile à éten-dre, de manière à en faire des ornements ou mêmepetits outils (t).

Revenons sur le fait propre aux mines d’or, d’être, d anS

(1) L’argent se montre quelquefois à l'état natif; les mines de K° nberg, en Norwége, ont donné beaucoup d’argent natif. Dans son Tt®de minéralogie, M. Dufrenoy rapporte qu’on y en a trouvé deuxde plus de t ,000 kilog. chacune. Aux mines mexicaines de Batopiias,gent natif est assez commun. Mais les gisements d’argent natif digd’être cités sont des raretés dans le monde, et, outre qu’elles sont i®° ^nombreuses que les mines d’or, les mines d’argent, natifou autre,dans les entrailles de la terre, où il n’est pas facile d’aller cherche 1,métal. Pour l’en retirer, il faut un état des arts qui suppose un ceravancement des sciences et de la civilisation en général. Voilà P° ul’argent était rare en Amérique, même sur le continent, chez l® sruviens et les Mexicains, qui cependant étaient déjà des peuples > n ^trieux, quand les Conquistadores y arrivèrent. Le cuivre, qui est fa cltravailler quand il est pur, se montre parfois à l'état natif, beau ^moins pourtant dans les contrées occupées de longue main par la c1 ' jsation européenne que dans quelques autres régions ; mais alors il n ^pas, si ce n’est par exception, d’une pureté qui permette^le travailler, même grossièrement, au lieu que l’or, même allie à d atrès métaux dans une certaine proportion, garde une malléabilité rc equable. De plus les mines de cuivre, surtout celles où il y a du cU j jnatif, sont partout moins nombreuses que celles d’or, quoiqu’elles , peplus riches, c'est-à-dire quoique le même poids de minerai c0lltie p a r'une proportion de métal beaucoup plus forte; enfin, comme p 0111 " $Jlgent, il faut retirer le minerai de la profondeur de la terre. Du rc > ^Amérique, on a trouvé des peuples qui avaient quelques ustensi ^ ^plutôt quelques ornements simples en cuivre. Des cavernes, qui ° n uaI1 .de sépulture à quelques tribus indiennes, ont présenté une ë ran f C a j 0S ettité de bracelets en cuivre, et il est hors de doute que les ^ ei ' C v0(i zel

les Péruviens exploitaient les mines de cuivre et préparaient

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ils faisaient, de même au surplus que les anciens Égyptiens, *^ es plustranchants de cette dernière composition. Quant au fer, qui est ^ é-

répandu des métaux, eteelui dont les mines sont les plus riches,tallurgie qui le concerne était difficile à inventer. De tous les ® ^ stle fer est le premier par l’utilité, mais de tous les métaux ,lS l^„ u rel®le dernier que les hommes aient su préparer avec le degré equi le rend propre à tant d’emplois divers.