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La monnaie / par Michel Chevalier
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479
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LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE I. 479plus, comme dans les mines d’argent du Mexique, unv &ste ensemble de puits profonds et de longues galeries,tous ouvrages pratiqués au travers de terrains résistants,e lqui coûtent, les premiers surtout, des sommes considéra-is; pas de fourneaux non plus pour la fusion des mi-nerais. Si ce n’est dans quelques cas considérés comme ^exceptionnels, tout se réduisait, en fait de travaux pré-paratoires, à dégager la surface des bancs aurifères dequelques mètres de sables stériles, quelquefois de quelquesdécimètres; en fait d’appareils, à de petits creusets, dontà la rigueur on pouvait se passer, puisque l’or se vendan poudre comme en lingots. Point ou peu de capitalde roulement, sous la forme de bois, de poudre, de feret d’acier pour l’extraction du minerai, ou sous celle decombustible et de réactifs chimiques pour le traitementdu minerai une fois extrait. Avec des données pareilles,les journées des ouvriers directement occupés à l’exploi-tation, constituaient la très-majeure partie de la dépensed’une raine d’or.

Mais la tendance générale de l’industrie moderne, defaire intervenir le capital et, par lui, d’augmenter la puis-sance productive du travail de l’homme, devait finir par semanifester sur les mines d’or, de même què partout ail-leurs. On avait d’abord imaginé quelques engins d’un plusgrand effet que la sébile primitive ou la battée. Les mi-neurs Californiens y ont, presque dès l’abord, substituéd autres appareils plus commodes mais plus compliqués,qni rendent plus d’or avec le même labeur humain. Puis°n a creusé de petits canaux de dérivation, afin d’amener1 eau de lavage sur des bancs aurifères éloignés du0, 'd des rivières. Mais en Californie, depuis quelques an-nées , de plus grands moyens ont été mis en action. Pourparler encore que des mines d’alluvion, l’on a imaginémis en œuvre û leur égard un procédé ingénieux qui ré-