480 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,
clame beaucoup plus de capital, mais qui a accru dans uneproportion inespérée la puissance productive de rhom® eappliquée à cette industrie, c’est-à-dire le nombre degrammes d’or obtenu par journée de travail, en consa-crant ce travail cependant à des gisements qu’on eût dd-daignés jusque-là pour leur pauvreté. Il est vrai que ceSgisements sont d’une très-grande étendue, c’est-a-d*‘ eque le mineur a sous la main une quantité illimitée d aluvions aurifères, pour les soumettre à un labeur contin* 1et extrêmement simplifié.
Cherchons maintenant à nous faire une idée des cond*tions auxquelles les hommes extraient l’or, de la soffl^ ed’efforts ou d’expédients à laquelle les oblige, lorsqu*veulent s’en procurer, l’avarice avec laquelle la naturerépandu ce métal dans les alluvions où cependant e*semble avoir voulu le concentrer.
Hier encore, nous avions un exemple à nos portes, c 1nous-mêmes, dans la vallée du Rhin, car l’industrie des o*
pailleurs s’y maintenait. Je citerai cet exemple comme
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de la localité la moins favorisée de toutes celles ou *extrait l’or des alluvions. Un mémoire d’un savant iu»nieur, M. Daubrée, alors professeur à la faculté des sciende Strasbourg, et depuis membre de l’Institut, a &tt*‘l’attention, il y a plusieurs années déjà, sur cegh ea .fère, et nous fournit des faits précis bien observés tLa production de l'or, fort ancienne dans la valld eRhin, y a été moindre dans les temps modernes qu u vaa ^ 0découverte de l’Amérique; elle s’élevait encore, entreet Manheim, lors des premières recherches de M. D aU . j 0Sen 1846, à 45,000 francs par an; je doute que P a, ’ nl g rïl eautres fleuves de l’Europe il y en eût un seul qui, à lu 111 jj eépoque, produisît autant. Dans ces dernières années
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(d) Comptes rendus de VAcadémie des sciences, tome XXII, l kl S cAnnales des Mines, quatrième série, t. X, j>. 3.