LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE II. 497Oriental. Ce partage s’est trouvé très-inégal, au détrimentdelà couronne, parce que, l’expérience 1 a montré depuis,les gisements du versant occidental sont de beaucoup lesplus pauvres. Si l’on devait en juger par les relevés de1 extraction, l’inégalité serait plus marquée encore dans1 Altaï que dans l’Oural.
L’État se fait remettre, à titre de redevance ou d’impôt,u ne partie du produit brut des exploitations particulières.Lansles premières concessions, ce prélèvement au pro-fit du Trésor avait été fixé au dixième. Plus tard, ce droita été porté à 13 pour 100, indépendamment d’une taxespéciale pour le service de la police, taxe qui jusqu'en 1849fut de 4 roubles (16 fr.) par livre pesant de métal (409grammes) au titre monétaire. C’est 36 fr. par kilog. valant3,148 fr. Depuis, différents décrets ont modifié succes-sivement la taxe. Il faut citer entre autres celui du avril1849, qui, en rendant progressive la redevance des minesen Sibérie, la porta, pour les grands établissements, à untaux exorbitant. Pour ceux-là, en effet, il ne s’agissaitpas de moins de 32 à 33 pour 100 du produit brut, outrela taxe de police qui, pour les grandes exploitations,était portée à dix roubles (40 fr.) par livre ou à 98 fr. parkilog. de métal au litre monétaire. Les très-petitesexploitations, celles qui donnaient moins de 5 pouds$2 kilog.) d’or, furent à la vérité sensiblement dégrevées;m ais ce ne sont pas celles qui importent, quand on sePlace au point de vue de l’agrandissement de la pro-duction.
Letle énorme aggravation d’impôt était-elle purementjj^ale, c’est-à-dire destinée à procurer des ressources à^iat ; ou avait-elle pour objet de limiter l’exploitation,d’empêcher que la grandeur de la production ne1 rapidement baisser la valeur de l’or, et ne diminuâts avantages que ces mines rapportent à l’empire? ouin. 32