LA MONNAIE. SECTION Xlï, CHAPITRE III. 503« Au nord de la ville d’Arispe, les gisements de Quilovac« et de Son oit ac, qui furent découverts en 1836, produi-« sirent pendant trois ans deux cents onces dû or far jour.
(t Les chercheurs d’or, se bornent il remuer la terre avec<( un bâton pointu et ne ramassent que les grains visibles ,
(( mais si l’on voulait diriger des cours d’eau et faire en« grand le lavage des terres, les bénéfices seraient encore<( plus considérables. 11 n’est pas rare de rencontrer« des grains d’or qui pèsent souvent plusieurs livres, et<( dont la valeur, comme objet scientifique, est inexpri-« niable. M. Zavala, ancien plénipotentiaire du Mexique« il Londres, possédait un grain d’or qui pesait plus de« neuf mille piastres. Le cabinet du roi, ci Madrid, ren-« ferme plusieurs magnifiques échantillons de cotte es-« pèce.
« La facilité avec laquelle les mineurs gagnent des" sommes considérables explique l’énorme consommation« des marchandises d’Europe qui a lieu dans ces pro-« vinces. On voit fréquemment de simples habitants des« hameaux ( ranchos ) dépenser en peu de jours quatre« et cinq livres d’or, qui souvent ne leur ont coûté qu’une« semaine de recherches (1).
La présence de l’or en Californie (2) n’avait guère été re-marquée jusques à notre époque, quoiqu’il paraisse queLrake en eût rapporté quelque peu de ce métal. La Cali-fornie manquait d’habitants : de rares Indiens, confiés auxs éins de missionnaires bien intentionnés, mais totalement
0) Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la merVermeille, pendant les années 1840, 1841, 1842, par M. Duflot deMofras,to me 1, page 206 à 212.
(2) C’est à l’aride et longue presqu’île qui borde à l’ouest la mer Ver-Veille, ou golfe de Californie, qu’on avait donné ce nom jusqu’à nos jours;Lierre continentale attenante, où a été découvert l’or, était appelée pares géographes Nouvelle-Californie ou Haute-Californie, mais désor-ttla ' s e ûe a accaparé pour elle le nom de Californie tout court.