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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA. MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE HI. «17n’est que de 1 fr. 30 cent, par mètre cube de sables, terres011 graviers soumis au lavage ; c’est 38 centigrammes d ors «r 1500 kilog. de dépôts ou un quart de millionième(0.000 000 253), quantité extrêmement modique, car ellene fait que le cinquantième de ce qu’on relire des allu-mons de la Sibérie (1). Pour que des gîtes pareils soientabordés par le mineur avec bénéfice, une réunion de cir-constances favorables est nécessaire. Il faut que la ma-nutention des terres, sables ou graviers aurifères ait étérendue très-facileet n’entraîne pour ainsi dire aucun frais ;il faut qu’on puisse se procurer de l’eau en quantité sansUne forte dépense ; il faut qu’on ait un moyen simple dese débarrasser des terres lavées ; il faut enfin la puissancedu gîte, c’est-à-dire l’abondance des matières à laver.

Ces conditions se rencontrent toutes dans le nord de laCalifornie, à un degré remarquable. Les bancs d’allu-vion, de la catégorie qui nous occupe, s’y présentent surune épaisseur qui est rarement de moins de 10 mètres dansles districts où se sont établis les mineurs, et qui va, surde larges lots, à 30, 40 et plus. Ils forment des plateauxqui s’élèvent d’étage en étage le long des contre-forts de laSierra Nevada, jusqu’à des altitudes de2,000et 2,500 mè-tres. Ces hautes plaines ayant été envahies par des eauxdéchaînées, ont subi des érosions violentes qui ontmême entamé la roche sur laquelle le dépôt s’était assis.La couche aurifère a été ainsi mise à découvert sur sonépaisseur entière, tout le long de grandes tranchées na-turelles. De là des talus rapides de graviers, sables outer res, les unset les autres aurifères,qui aflleurenlau bordsupérieur des vallées et qui sont de l’accès le plus facile.

d) Voir plus haut,page 49b, la proportion fournie par les sables de laboréale; au lieu de 25 cent-millionièmes, c’est une proportion dela o ^-millionièmes dans l’Oural et 112 ou 116 dix-millionièmes dans* a Sibérie.