LA MONNAIE. SECTION XIII, CHAPITRE I. 343dans le plomb, a éprouvé, il y a vingt-cinq ou trentea ns, un changement à la faveur duquel on a pu retirer1 argent de plombs plus pauvres que ceux où jusque-là°n le cherchait avec avantage. On a observé que, pendantla refroidissement lent d’un bain de plomb argentifère,
1 argent, d’abord également réparti dans la masse, seréunissait dans la partie qui demeurait liquide. En sé-parant les cristaux de plomb à mesure qu’ils se forment,°n a donc pu concentrer la plus grande quantité de l’ar-§ e nt dans une masse de plomb beaucoup moindre, et il n'yaplus eu qu’à soumettre celle-ci à la coupellation.
Sur ce fait bien constaté, un ingénieur anglais, M. Pat-dnson, a édifié un procédé nouveau pour retirer de très-petites quantités d’argent que recélaient des plombs jus-qu’alors réputés stériles. C’est devenu, en Angleterred’abord et puis dans les autres contrées, une importanteindustrie. L’économie de cette méthode est si grande,que par des concentrations successives, on était parvenu,dès le début, à traiter avec avantage des plombs dont lateneur en argent n’était que de 0.000 080 ou d’une par-tie sur 12,500.
Jusqu’à ces derniers temps, l’Angleterre, où l’on ren-c entre tant de riches mines de cuivre et de plomb, mé-ta ux que l’argent accompagne d’ordinaire, ne rendait pasArgent en quantité appréciable, ni un atome d’or, quoi-que, au dire de Tacite, on y exploitât autrefois l’un eti autre (1). M. Jacob se borne à mentionner vaguementquelq ues mines du nord de l’Angleterre comme rendantQuelque peu d’argent. Mais dans ces derniers temps ons est mis à produire en Angleterre une quantité appré-c *able d’argent retirée, soit de minerais argentifères pro-prement dits, soit du plomb indigène, soit des plombs
rii^-r ! ’ r ' tannia aurum ) et ar gentum, et alia metalla, pretium victo-(Tacite, Agricola, XII).