548 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
lors, l’exploitation des mines de métaux précieux de ceiempire, qui sont nombreuses et réparties dans diversesprovinces, ne parait pas s’être développée; bien eucontraire, toutes réunies elles ne rendent plus qu’environ2,500 kil. d’argent et une dizaine de kilog. d’or. Lesefforts soutenus qui se font pour relever l’Empire et y sus*citer l’industrie, en y établissant des lois équitables al1profit de toute la population, sans distinction de croyancereligieuse, semblent pourtant ne pouvoir manquer d’exei'cer une heureuse influence. Il y a aujourd’hui chez I egouvernement ottoman la volonté de respecter la propi’i^et la liberté des peuples, de faire régner la sécurité dansses vastes domaines. Une pareille tentative, si elle est pou r "suivie avec persévérance et habileté, réveillera infaillible'ment l’esprit d’entreprise. L’exploitation des mines pour' 3dès lors devenir importante dans l’Empire, car les non 1breux gisements, qui dans les temps anciens y furent * ra 'vaillés avec succès, ne sont pas épuisés.
De temps immémorial, l’Afrique a donné de l’on ; °°en a la preuve dans les monuments les plus vénérésl’histoire. 11 provient de sables que les grossiers natu r ^ sde cette partie du monde lavent comme ils le savent. Pfles caravanes, il se troque contre les produits de rindu strieeuropéenne ou asiatique, dans les comptoirs que les E uropéens ont établis sur le littoral de l’Occident, ou d aJ J sceux de l’iman de Mascate sur les rivages orientaux ccette vaste péninsule. Le nom delà Côte-d’Or, celui ft/la Guinée qu’a porté longtemps la monnaie d’or angl a,se ’montrent que l’Europe est depuis longtemps dans l’b abitude de puiser de l’or dans cette partie du monde-combien nous en vient-il ? M. Crawford estimait- Ü ^
quarante-cinq ans, à 14,000 kilog. l’or qui est pr°
duit
tous les ans en Afrique. Au commencement du
siècle-
il ne paraît pas que la compagnie anglaise , entre
les