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La monnaie / par Michel Chevalier
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640 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,

qu’il y a à Londres, sans parler de la Banque d’Angle-terre, quatre-vingt-deux banques, dont vingt-sept sont descompagnies avec charte, c’est-à-dire autorisées par unacte du parlement, et cinquante-cinq des banques parti-culières, c’est-à-dire des maisons de banquiers ou cais-siers, semblables A celles qui seules pouvaient, avant 1833,fonctionner à côté de la Banque d’Angleterre. D’aprèscet écrit, les dépôts confiés à ces établissements et servantde base à la circulation des chèques, excéderaient, dansle Royaume-Uni, la somme gigantesque de dix milliardsde francs, ce qui, nous devons le dire, semble diffi-cile à admettre. A Londres, les banquiers ou caissiers n’ontpas modifié leur ancien mode de procéder; ils reçoi-vent des comptes courants, sur lesquels ils ne serventaucun intérêt, mais qui sont remboursables à la vo-lonté du déposant; ils obligent le déposant à avoir unebalance, ce qui, pour certaines personnes, telles que descommerçants ou des familles riches, n'a pas d’inconvé-nients; mais aussi, de même qu’auparavant, ils ne prélè-vent aucune commission en retour de la peine qu’ils sedonnent d’encaisser ou de payer et de tenir le comptede caisse. La Banque d’Angleterre persiste absolumentdans ses vieux errements. Ce sont les joint stock banfaou banques par actions qui ont innové. Sans entrer dan sles détails de leur manière de procéder, jiour laquefi enous renvoyons à des traités spéciaux et notamment au*ouvrages de MM. H. D. Macleod (1), Gilbart (2) et Cou*"celle-Seneuil (3), nous en ferons succinctement connafi rel’esprit.

les chèques et (es virements de chèques d'après la méthode anglaise. W9 rlmerie de Henri Pion.

(1) l'heory and practice of Banking, ch. VII. 2° vol. .

(2) Practical treatise on Banking, chap. III. 2 S vol.

(3) Truité des opérations de Banque, livre IV. chap. m.

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