Buch 
La monnaie / par Michel Chevalier
Entstehung
Seite
639
JPEG-Download
 

C39

LA MONNAIE. SECTION XV, CHAPITRE III.

Ce qui a encouragé la formation des banques du nou-veau modèle, c’est que la première qui ait été instituée,celle de Londres et Westminster, a eu un succès colos-sal- Le capital effectivement versé par les actionnaires estd un million sterling (25 millions de francs) ; c’est le cin-quième seulement du capital souscrit. Le montant des dé-pôts était, au mois d'août 1860, de 293 millions de francs;c est, à 22 millions près, autant que la Banque d’Angleterreau même instant. Il avait été prélevé sur les bénéfices uneréserve de 5 millions de francs, et les dividendes étaient de^0 pour 100. En un mot, cette institution, quoiqu’elle fûtprivée de la faculté, pourtant lucrative, d’émettre desbillets de banque, distribuait à ses actionnaires un divi-dende presque triple de celui delà Banque d’Angleterre.Depuis 1860, la somme des dépôts livrés par les particu-liers à la Banque de Londres et Westminster n’a pas décru,elle a augmenté au contraire de plus de moitié, d’après unrapport tout récent (1865) , et les joint stock banks ,établies sur le même type et avec les mêmes attri-butions, s’étant multipliées et ayant prospéré à peu prèsbutant qu’elld, le montant total des dépôts a acquis•les proportions énormes. Au commencement de 1861,le nombre des banques de ce genre en pleine activitéà Londres était de huit et une neuvième venait de sefonder. Le total de leurs dépôts faisait déjà 1 milliard^ millions. On conçoit à quelle émission de chèquesu ne pareille masse de dépôts peut donner lieu. DepuisUfol, le mouvement progressif a continué; aujourd’hui(1865) le nombre des joint stock banks de Londres est dequatorze, et la somme totale des dépôts qui leur sont con-fiés n’est pas au-dessous d’un milliard et demi,

Dans un écrit fort intéressant qui a été publié sans nomtuteur, à Paris, sur ce sujet, à la fin de 1860 (1), je lis

Mémoire sur la nécessité d’introduire en France les banques de dépôts ,