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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION XV, CHAPITRE III.ta-circulation une grande quantité de billets, sans avoirbesoin de conserver en caisse, pour les rembourser, unesomme en espèces, qui soit égale, à beaucoup près. Com-m unément jusqu’en 1844, où fut votée la loi qui porte leQ oni de sir Robert Peel, son promoteur, la Banque d’An-gleterre garantissait, avec 7 ou 8 millions sterling (17bà 200 millions de francs) d’or ou d’argent (1) dans sescav es, une circulation de 20 à 22 millions de livres enbillets (500 à 550 millions de fr.). A ce compte, l’em-P'°i des billets de la Banque d’Angleterre aurait donnéau pays le moyen de diminuer d’environ 13 millionssterling (325 millions de francs) son numéraire mé-tallique. Depuis 1844, la Banque d’Angleterre est forcéed’avoir un plus fort en caisse en métaux précieux, prin-cipalement en or. Habituellement c’est 13 à 14 millionssterling (325 à 350 millions de francs), au lieu de 7 ou 8 ;(175 à 200 millions de francs). Ce qui met à 7 millionssterling (175 millions de francs) seulement l’économieque le billet de la Banque d’Angleterre permet au paysd opérer sur le montant de son numéraire métallique. Acette économie se joint celle qui est l’œuvre des autresbanques autorisées à émettre des billets, soit dans l’Angle-terre proprement dite et le pays de Galles, soit en Écosse,s oit en Irlande. Le bloc de leurs émissions est en moyennede 15 à 18millions sterling (375 à 450 millions de francs),et ta somme qu’elles ont en espèces sonnantes ou en lin-gots est en proportion moindre qu’à la Banque d’An-gleterre.

La lettre de change (2) peut beaucoup réduire le mon-

(') La Banque d’Angleterre est autorisée à avoir en argent un quarte son approvisionnement métallique, quoique l’argent ne circule pas, âns te Royaume-Uni à l’état de monnaie proprement dite. (Voir plusha ut, page 175.)

(2) La lettre de change est bien connue. C’est un titre par lequel

commerçant, qui habite une place, charge un correspondant, qu’il a