LA MONNAIE. SECTION XV, CHAPITRE III. 655
Les calculs de M. Leatham ont été repris et pour-suivis jusques à une époque plus récente, avec un redou-blement de soins et avec de nouveaux éléments d instruc-tion, plus précis que ceux qu’avait pu se procurer cet«tuteur, par M. Newmarch, qui a publié son travail, tantdans le recueil de la Société de Statistique de Londres quedans le sixième volume de l 'Histoire des Prix de M. Tooke,ouvrage auquel il a contribué comme collaborateur, pouries volumes Vet VI. Suivant cet habile statisticien, le nom-bre total des lettres de change en circulation au mêmeiustant, dans le Royaume-Uni, n’a guère pu être enmoyenne, pour 1856, de moins de 180 millions sterling(environ 4 milliards et demi de francs), et probablementest monté à 200 millions sterling (environ 5 milliards) (1).
D’après le Statistical Abstract, la moyenne de la circula-tion des billets de banque de toute sorte, c'est-à-dire detoutes les banques,n’a été, dans la même année 1856, quede 37,664,000 livres sterling (947 millions de francs) (2).C’est assurément la preuve que, dans un pays dont lesinstitutions commerciales sont perfectionnées, le billetde banque n’est, en quantité, qu’à un rang secondaire,par rapport aux titres et instruments mis en circulationpar les particuliers (3).
Pour l’Angleterre proprement dite et le pays de Galles,c’est-à-dire en laissant de côté l’industrieuse Écosse et
(•) History of Price s, t. VI, pages 587 et suivantes.
( 2 ) Au ehange de 25 fr. 15 c. que nous avons adopté pour les conver-sas, dans le présent chapitre, où il importait d’être fort précis. Hors
e 'à, nous avons pris le plus souvent la proportion de 25 fr. contre une**vre st.
(3) Je renvoieauxPrmctpes d'Économie Politique, deM. J. S. Mill, pour'. e qui concerne l’étendue diverse du rôle que jouent dans les transac-rn 0r,s * es diflérents mécanismes de crédit avec une même puissance no-t 0 ' na le> livre 111, chapitre xn. Voir aussi VHistoire des Prix, de M.Tooke,
e IV, et Vlnquiry into the Currency Principle du même auteur.