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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION XVI, CHAPITRE II.

ceux de l’Autriche, ceux de Buenos-Ayres, ceux desÉtats-Unis en 1814 et présentement depuis 1861, et dansd’autres circonstances encore. Ces exemples de déprécia-tion du papier-monnaie sont surpassés par ce qui arrivaaux billets delà Banque de Law en France, sous la Ré-gence, aux billets d’État, qualifiés de continental money,qu’émit le Congrès des États-Unis, pour soutenir la guerrede l’Indépendance. Sous ce rapport encore, aucune catas-trophe n’est comparable 5. celle des assignats de la Révo-lution Française.

Dans chacune des circonstances que je viens derappeler, et dans toutes celles du môme genre, le pairdu change, dans les contrées où le papier-monnaiecirculait, suivait toutes les variations du papier parrapport à des espèces d’or ou d’argent supposées droitesde poids et de titre, indépendamment des variations quitiennent au sens dans lequel penche la balance du com-merce , c’est-à-dire qui proviennent de l’inégalité desdeux masses de lettres-de-change que les deux pays doi-vent se payer l’un à l’autre.

Ainsi, en Angleterre, le change sur Paris ou sur Ams-terdam, fut, en 1812 et 1813, de 18 fr. ou de 17 fr. aulieu de 25 fr. 22 cent, pour 1 livre sterling. Le change-ment provoqué par l’avilissement du papier-monnaie a étébien plus fort dans d’autres cas. Il en est ainsi parce quele commerce ne se paye pas de mots. Il ne tient pas comptedes inscriptions que portent les billets de banque oules assignats-, et ne prend en considération que la quan-tité de métaux précieux qu’on peut couramment obteniren échange.

U arrive quelquefois que l’on qualifie de pair duchange entre deux pays une cote qui en diffère. On env °it un exemple entre l’Angleterre et les États-Unis,fini sont deux contrées ayant des espèces métalliques