092 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
lendemain, parce que rien n’est plus sujet à varier, entrecertaines limites peu écartées, il est vrai, que la valeurd’un des métaux précieux comparativement à l’autre.
Quand un des deux pays est au régime du papier-monnaie, et par Là j’entends un état do choses dans lequeldes morceaux de papier, billets de banque ou assignatsde l’État, ont un cours forcé, sans être convertibles aupaU'en métaux précieux, à la volonté du porteur, le pair duchange est bien autrement-mobile que dans le cas précé-dent. C’est que ces papiers qui, si l’on en croyait les ins-criptions qu’ils portent, équivaudraient absolument à desquantités fixes de l’un ou de l’autre métal précieux, ne setroquent communément, malgré le législateur en celeimpuissant, que contre des quantités moindres et varia-bles. Pendant quelques années, à partir du décret rendupar le gouvernement provisoire, le 15 mars 1848, l aFrance a été, en apparence, au régime du papier-mon-naie ; en fait, elle n’y était point, parce qu’on avait eu I esoin de limiter rigoureusement l’émission des billets d ebanque à un montant peu élevé. Grâce à cette précautionune très-grande quantité de numéraire métallique étadrestée dans la circulation, et il a toujours été facile dé-changer un billet de banque contre le montant noiniu^en espèces. Pareillement, après que, en 1797, le puld lCbritannique eut donné un cours forcé aux billets de ^Banque d’Angleterre, pendant plusieurs années l'égal 1 *se maintint entre les billets et les espèces ; mais en 1^l’équilibre fut renversé; une livre sterling en billets n etrouva plus à s’échanger contre 1 livre sterling en or ; 1gagna une prime de plus en plus forte, ou, pour mie uXdire, le papier perdit de plus en plus relativement à 1 01 ’jusqu’à la paix. L’aventure s’est répétée avec les rouoen assignats de la Russie, avec les reis en papier du B 1sil, les billets de banque de la Suède, ceux du Danema* '>