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ietc «le la Vendée; le duc d’Angoulême avait été investidu gouvernement des provinces , sur la gauche de laLoire. Toutes les'tentatives pour soulever l’ouest furentinutiles ; les peuples de ces pays se souvenaient de tout cequ’ils devaient de reconnaissance à Napoléon. Le duc deBourbon s’embarqua a Paimbœut, le i. er avril, sur unbâtiment anglais. Le duc d’Angoulême envoya de Bor-deaux le baron de Vitrolles, ministre d’Etat, établir lechef-lieu de son gouvernement à Toulouse, laissa laduchesse, sa femme, à Bordeaux, dans l’espérance deconserver à son parti cette ville importante, et d’y rallierl’armée espagnole ; de sa personne , à la tête du io. e régi-ment d’infanterie de ligue, du i4. e de chasseurs à cheval,et de quelques bataillons de volontaires royaux du Langue-doc , il conçut l’entreprise téméraire de marcher sur Lyon,dans le temps que les Marseillais marcheraient sur Greno-ble. 11 passa le Rhône sur le pont Saint-Esprit, enleva lepont de la Drôme, que défendaient les gardes nationalesde Monlelimar, entra le 3 avril dans Valence, et établitses avant-postes le long de la rive gauche de l'Isère. Dansle même temps , les Marseillais , au nombre de deuxmille cinq cents, soutenus parle 83. e et le 58. e de ligne,sous les ordres du lieutenant-général Ernouf, entraientdans Gap , et marchaient sur Grenoble. Ces succès nedurèrent qu’un jour; ta duchesse d’Angoulême, le a avril,fut obligée d quitter Bordeaux à l’arnvée du lieutenant-général Clausel ; elle s’embarqua sur un cutter anglais.V itrolles fut arrêté le 4 avril par le lieutenant-généralLaborde , et traduit dans les prisons de Paris. Le générât