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Gilly, profitant de l’enthousiasme des peuples du Langue-doc , se mit à leur tête , son avant-garde, composée dui o. e de chasseurs à cheval et du 6. e d’infanterie légère 5,s’empara du pont Saint-Esprit, en chassa les royalistes.Au bruit des dangers qui menaçaient Lyon, les peuplesde la Bourgogne et de l’Auvergne se levèrent en masse ,et coururent à Lyon demander des armes pour marchercontre ces princes. Dans toutes les communes du Dau-phiné le pavillon tricolore était arboré, le tocsin annon-çait la marche des royalistes. Les troupes de ligne, à l’as-pect de l’aigle impériale que leur présenta le lieutenant-général Chabert, à la tête d’un détachement de la gardenationale de Grenoble, abandonnèrent le parti royaliste.Les Marseillais, cernés de tous côtés, se débandèrent,heureux de regagner leurs foyers. Le duc d’Angoulêmeconsterné, comprit alors toute l’imprudence de son entre-prise ; il évacua Valence en toute hâte, cherchant à gagnerle pont Saint-Esprit; le général Gilly le fit prisonnier.L’empereur lui rendit la liberté, et le fit embarquer, le 1Gavril, à Cette, sur un bâtiment'suédois. Le maréchalMasséna, en faisant arborer le drapeau tricolore dans laProvence , termina la guerre civile. Le 20 avril, centcoups de canon des Invalides annoncèrent à la capitale ,et des salves de batteries de côtes et des places frontières,annoncèrent aux nations étrangères que le peuple françaisétait rentré dans ses droits.
L’histoire remarquera avec admiration la générosité duvainqueur dans celle circonstance. Le baron de Vitrolles,qui avait été excepté par le décret de Lyon de l’amnislie