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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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Gilly, profitant de lenthousiasme des peuples du Langue-doc , se mit à leur tête , son avant-garde, composée dui o. e de chasseurs à cheval et du 6. e dinfanterie légère 5,sempara du pont Saint-Esprit, en chassa les royalistes.Au bruit des dangers qui menaçaient Lyon, les peuplesde la Bourgogne et de lAuvergne se levèrent en masse ,et coururent à Lyon demander des armes pour marchercontre ces princes. Dans toutes les communes du Dau-phiné le pavillon tricolore était arboré, le tocsin annon-çait la marche des royalistes. Les troupes de ligne, à las-pect de laigle impériale que leur présenta le lieutenant-général Chabert, à la tête dun détachement de la gardenationale de Grenoble, abandonnèrent le parti royaliste.Les Marseillais, cernés de tous côtés, se débandèrent,heureux de regagner leurs foyers. Le duc dAngoulêmeconsterné, comprit alors toute limprudence de son entre-prise ; il évacua Valence en toute hâte, cherchant à gagnerle pont Saint-Esprit; le général Gilly le fit prisonnier.Lempereur lui rendit la liberté, et le fit embarquer, le 1Gavril, à Cette, sur un bâtiment'suédois. Le maréchalMasséna, en faisant arborer le drapeau tricolore dans laProvence , termina la guerre civile. Le 20 avril, centcoups de canon des Invalides annoncèrent à la capitale ,et des salves de batteries de côtes et des places frontières,annoncèrent aux nations étrangères que le peuple françaisétait rentré dans ses droits.

Lhistoire remarquera avec admiration la générosité duvainqueur dans celle circonstance. Le baron de Vitrolles,qui avait été excepté par le décret de Lyon de lamnislie