de moins, les alliés n’eussent pu entreprendre l’invasionde la France avant le printemps. En 1814, l’armée napo-litaine était bonne, parce qu’à cette époque elle comptaitdans ses rangs deux m.lle officiers et sous-officiers fran-çais , corses ou italiens du royaume d'Italie, qui la quittè-rent aussitôt qu’ils reçurent la circulaire par laquelle lecomte Molé, grand juge, rappelait les Français du ser-vice de Naples. Les ministres d'Autriche au congrès deVienne laissaient souvent percer le peu de cas qu’ils fai-saient de 1 intervention de la cour des Tuileries ; LouisXYIII, disaient-ils, n'est pas en élat de réunir dix millehommes sans craindre de voir les soldats se tourner con-tre lui-même. Le prince de Bénévent conseilla au cabinetdes Tuileries de réunir trois camps, l’un en Franche-Comté , l’autre devant Lyon, et le troisième dans lemidi. Ces trois camps pouvaient être portés à trente-sixou quarante mille hommes , sans obliger à aucun accrois-sement d’élat militaire, et sans être l’objet d une dépenseexcessive, cependant ils relèveraient le crédit de la Francoà l’étranger. Ce projet fut adopté. Dans le courant defévrier i8i5, les troupes furent mises en mouvement,le général de division Ricard se rendit à Vienne, vantadans plusieurs conférences le bon état de l’armée française,son ardeur et son attachement au ici. Il annonça pom-peusement que trois camps contenant quatre-vingt millehommes , se reunissaient dans le voisinage des Alpes. Lesplénipotentiaires français demandèrent que celte armée ,secondée par une division espagnole, put se porter soitpar terre, passant par Gênes, Florence et Rome, soit
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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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6
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