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générale , le duc d’Àngouleme, dont la sentence étaitprononcée par la loi du talion, furent l’un et l’autresauvés par sa clémence. « Je veux, dit Napoléon, pou-« voir me vanter d’avoir reconquis mon trône, sans qu’une« goutte de sang ait été versée ni sur le champ de bataille ,« ni sur l’échafaud. «
II. A la fin de 1 8 14 ? et au commencement de i8i5,la discorde régnait au congrès de Vienne. L’Autriche, laFrance et l’Angleterre s’étaient liées par une conventionsecrète contre la Russie et la Prusse, qui paraissaient nevouloir mettre aucune borne à leurs prétentions. La Prussevoulait réunir Dresde à son empire, ce qui était con-traire à l’intérêt de l’Autriche, mais la France, appuyéepar l’Espagne, demandait à la cour de Vienne , en récom-pense de l'appui quelle lui donnait, de consentir que lesBourbons de Sicile remontassent sur le trône de Naples.L’Autriche s’y refusait, tant par jalousie de la maisonde Bourbon, que pour ne pas trahir le roi Joachim, quiavait tant contribué aux succès des alliés en i8i 4 5 enfaisant cause commune avec les ennemis de sa patriecontre le chef de sa famille et son bienfaiteur. Murat avaitalors décidé des événemens. Si, avec son armée de soixantemille hommes, il se fût joint à l’armée gallo-italienne quecommandait le vice-roi, il eût obligé l’armée autrichiennede rester à la défense de la Carinthie et du Tyrol, l’ar-mee du vice-roi était supérieure à celle du feîd-maréchalBellegarde, mais fut contenue par l’armée napolitaine.Ainsi, le poids qu’il mit en cette occasion dans la balance,fut de cent vingt mille hommes. Avec cent mille hommes