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torisant ses agens à recevoir des modèles mixtes , ayantdes platines plus simples rpie celle du modèle de 1777 ;elle fit couler par milliers des platines en cuivre , et ré-tablit l’atelier des platines mécaniques à l’estampe. Lesfabriques impériales pouvaient fournir vingt mille armesneuves par mois ; par ces moyens extraordinaires , ellesen fournirent quarante mille, ce qui en six mois auraitfait deux cent quarante mille. Cela était encore insuffisant.On établit dans toutes les grandes places fortes , des ate-liers de réparations assez nombreux pour pouvoir en sixmois réparer tous les vieux fusils qui étaient dans lesmagasins de France. Mais la principale ressource fut celledes ateliers qu’on créa dans la capitale : ils furent detrois sortes ; les premiers pour remonter les pièces de re-change ; les ébénistes du faubourg Saint-Antoine , d’abordmaladroits à ce travail, ne tardèrent pas à s’y rendretrès-habiles : les seconds , des ateliers de réparations pourles vieux fusils ; les troisièmes , des ateliers fournissant desfusils neufs. Les ouvriers en cuivre , les garçons horlogers ,les ciseleurs, qui sont nombreux dans cette grande ville,furent tous occupés. Les officiers d’artillerie portè-rent tant de zèle et d’intelligence dans la direction de tousces ateliers, que dès le mois de mai , ils fournirentpar jour quinze cents fusils, en juin trois mille, et iisdevaient en fournir quatre mille à commencer du 1 . er juillet,tl y eut dans la capitale plus d’activité qu’en 1798, maisavec celte différence que tout était alors gaspillage ,anarchie et désordre ; les armes que fabriquaient les ate-liers révolutionnaires étaient défectueuses , d’un mauvais
service ;