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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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«Y. Au i. juin, lcffeclif des troupes françaises sousles armes était de cinq cent cinquante-neuf mille hommes.( Voyez les tableaux D et E. ) Ainsi en deux mois , leministère de la guerre avait levé quatre cent quatorzemille hommes , près de sept mille par jour. Sur ce nom-bre, l'effectif de larmée de ligne sélevait à trois centsoixante-trois mille hommes ; celui de larmée extraor-dinaire à cent quatre-vingt-seize mille hommes. Sur l'ef-fectif de larinée de ligne , deux cent dix-sept mille hom-mes étaient présens sous les armes, habillés, armés etinstruits , disponibles pour entrer en campagne. Us furentformés en sept corps darmée, quatre corps de réserve decavalerie, quatre corps d'observation de l'armée de laVendée, répartis le long des frontières, les couvrant toutes;mais les principales forces cantonnées à portée de Paris etde la frontière de Flandres. Le i. er juin, loutes les troupesquittèrent les places fortes, et en abandonnèrent la gardeà larmée extraordinaire. Le i. tr corps, commandé par lecomte dErlon, pris ses can'onnemens dans les environsde Lille ; il se composait de quatre divisions dinfanterie ,chacune delles lbrte de quatre végimens , dune divisionde cavalerie légère de quatre régi mens , et de six batteriesdartillerie. Le a. e corps, commandé par le comte Reille,fut cantonné autour de Valenciennes ; il était composéde même que le i. er corps , mais un peu plus fort, quel-ques régitnens ayant trois bataillons. Le 3. e corps, com-mandé par le comte Vandamme , fut réuni dans les en-virons de Mézières ; il avait trois divisions dinfanterie,une île cavalerie, et cinq batteries. Le 4- e corps, coin-