ou moins nombreuses. On avait peu d’inquiélude del’Espagne. Enfin toutes les frontières de l’océan, Bayonne,le Château-Trompette, les forts de l’île d’Aix, de l’iled’OIeron, de Mie de Ré, de la Rochelle , le château deNantes, l’île Dieu, Belle-Ile, Brest, le fort Saint-Malo,Cherbourg , le Havre , le château de Dieppe, étaientarmés, avaient des garnisons suffisantes pour être à l’abrid’un coup main, et un commencement d’approvisionne-ment. Les canonniers gardes-côtes étaient levés. Toutesles forces anglaises étant employées ou Belgique ou enAmérique, on n’avait aucune inquiétude sérieuse du côtéde la mer.
V. Si les hostilités, comme il était à craindre, com-mençaient avant l'automne, les armées de l’Europe con-jurée seraient beaucoup plus nombreuses que les arméesfrançaises, et ce serait alors sous Paris et sous Lyon quese déciderait le destin de l’empire. Ces deux grandes villesavaient été jadis fortifiées ainsi que toutes les capitales del’Europe, et comme elles, elles avaient depuis cessé de l’être.
Cependant si, en i8o5, Vienne eut été fortifiée, labataille d'Ulm n’eût pas décidé de l’issue de la guerre,le corps d’armée que commandait le général Kutusoff yaurait attendu les autres corps de l’armée russe, déjàarrivés à Olmutz, et l’armée du prince Charles arrivantd’Italie. En 1809, le pr'nce Charles, qui avait été battuà Eckmulh , et obligé de faire sa retraite par la rive gau-che du Danube, aurait eu le temps d’arriver à Vienne,et de s’y réunir avec le corps du général Hiller et l’arméede l’archiduc Jean.