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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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ou moins nombreuses. On avait peu dinquiélude delEspagne. Enfin toutes les frontières de locéan, Bayonne,le Château-Trompette, les forts de lîle dAix, de liledOIeron, de Mie de, de la Rochelle , le château deNantes, lîle Dieu, Belle-Ile, Brest, le fort Saint-Malo,Cherbourg , le Havre , le château de Dieppe, étaientarmés, avaient des garnisons suffisantes pour être à labridun coup main, et un commencement dapprovisionne-ment. Les canonniers gardes-côtes étaient levés. Toutesles forces anglaises étant employées ou Belgique ou enAmérique, on navait aucune inquiétude sérieuse du côtéde la mer.

V. Si les hostilités, comme il était à craindre, com-mençaient avant l'automne, les armées de lEurope con-jurée seraient beaucoup plus nombreuses que les arméesfrançaises, et ce serait alors sous Paris et sous Lyon quese déciderait le destin de lempire. Ces deux grandes villesavaient été jadis fortifiées ainsi que toutes les capitales delEurope, et comme elles, elles avaient depuis cessé de lêtre.

Cependant si, en i8o5, Vienne eut été fortifiée, labataille d'Ulm neût pas décidé de lissue de la guerre,le corps darmée que commandait le général Kutusoff yaurait attendu les autres corps de larmée russe, déjàarrivés à Olmutz, et larmée du prince Charles arrivantdItalie. En 1809, le pr'nce Charles, qui avait été battuà Eckmulh , et obligé de faire sa retraite par la rive gau-che du Danube, aurait eu le temps darriver à Vienne,et de sy réunir avec le corps du général Hiller et larméede larchiduc Jean.