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Si Berlin avait été fortifié en 18-06, l'armée battue àJéna s'y fut ralliée, et l’armée russe l'y eût rejonte,
Si en 1808 Madrid avait été une place forte, l’arméefrançaise , après les victoires d’Espinosa, de Tudella , deBurgos et de Sommosiera, n’eût pas marché sur cellecapitale, en laissant derrière Salamanque et Valladolid,l’année anglaise du généra! Moore, et l’armée espagnolede la llotnana; ces deux armées anglo-espagnoles se fus-sent réunies sous les fortifications de Madrid à l’arméed’Arragon et de Valence.
E11 1812 , l’empereur Napoléon entra dans Moscow : siles Busses n’avaient pas pris le parti de hrû er cette grandeville, parti inoui dans lins foire et qu'eux seuls pouvaientexécuter, la prise de Moscow eût entraîné la soumissionde la Russie ; car le vainqueur eût trouvé dans cette grandeville , i.° tout ce qui est nécessaire pour rétablir l'habil-lement et le matériel d'une armée ; 2. 0 les farines , leslégumes , les vins, les eaux-de-vie , et tout ce qu’il fautpour la subsis!ance d une graude armée; 3.° des chevauxpour remonter la cavalerie, et enfin l'appui vie trentemille affranchis, fils d’affranchis .ou esclaves jouissantd’une grande fortune, fort impatiens du joug de la noblesse,lesquels eussent communiqué des idées de liberté et d’indé-pendance aux esclaves : perspective effrayante qui eutconseillé au ezar de faire la paix, d’autant plus que levainqueur avait des intentions modérées. L’incendie cétrui-sit tous les magasins, dispersa la population ; les mar-chands et le tiers-état furent ruinés; et cette grande villene fut plus qu’une cloaque de désordre, d’anarchie et de