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3 .' division belge, qui, seule de l’armée anglo-hollandaise,occupait des cantonnemens éloignés de moins de six lieuesdes Quatre-Bras, pouvait seule y être arrivée dans la mati-née du iG ; quatre autres divisions, qui étaient éloignéesde moins de neuf lieues, pouvaient y être arrivées dans lasoirée du même jour; mais le reste de l’armée , éloigné dedouze, treize, quatorze, dix-sep t, dix-neuf lieues, ne pouvaity être réuni que dans la nuit du 16 au 17, et dans la journéedu 17. L’artillerie et la cavalerie étaient dans ce cas; et,réunie aux Quatre-Bras , l’armée anglo-hollandaise seraitencore éloignée de deux lieues de Fleurus. Dans la nuit, lagénérale battit à Bruxelles; la division de Brunswick et la 5. edivision anglaise qui s’y trouvaient, se mirent en marchepour les Quatre-Bras dans la matinée.
L’armée française passa la nuit sur trois colonnes; lagauche, commandée par le maréchal Ney , avait sonquartier-général à Gosselies, ses vedettes sur les Quai re-liras , son avant-garde à Frasne; le a. e corps entre Frasneet Gosselies, ayant en avant-garde la division du généralGirard à sa droite, sur la roule de Fleurus; le i. er corpsen colonne , de Marchienncs à Gosselies ; le centre, com-posé par la réserve de cavalerie et le 3 . e corps , étaitcampé dans les bois eidre Fleurus et Charleroi ; la gardeétait en colonne sur la route de Charleroi à Gilly, et leG. 0 corps en avant de Charleroi. La 3 . e colonne formantla droite, était en avant du pont du Châtelet. Toute l’ar-mée était ainsi réunie, ayant passé la Sambre sur troispunis : la gauche sur celui de Marcbiennes , éloigné dedeux mille toises de celui de Charleroi, sur lequel avait