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passé le centre ; et celui-ci de trois mi’le toises du pontdu Châtelet, sur lequel avait passé la droite. L’arméefrançaise bivouaqua, dans la nuit du 15 au 16 , dans uncarré de quatre lieues de côté ; elle était également enmesure d’appuyer sur l’armée prusso-saxonne ou sur celleanglo-hollandaise ; elle se trouvait déjà placée entre elles.Les deux armées ennemies étaient surprises, leurs com-munications déjà fort gênées. Toutes les manœuvres del’Empereur avaient réussi à souhait; il était désormais lemaître d’attaquer en détail les armées ennemies ; il neleur restait, pour éviter ce malheur, le plus grand detous, que le parti de céder le terrain et de se réunir surBruxelles ou au delà.
CHAPITRE Y.
BATAILLE DE L I G N Y.
I. Marches de l’armee française pour livrer bataille à l’arme'e prusso-saxonne.—II. Bataille de Ligny, 16 juin.—III. Combat des Qua-trc-Bras , iG juin.—IY Position des années dans la nuit du 16
au 17-Y. Leurs manœuvres dans la jouine'e du 17. — YI. Leurs
positions dans la nuit du 17 au 18 juin.
I. Le maréchal Ney reçut l’ordre, dans la nuit, de seporter le 16, à la pointe du jour, en avant des Quatre-Bras, d’occuper une bonne position à cheval sur la routede Bruxelles, en gardant les chaussées de Nivelles et deNamur, par ses flanqueurs de gauche et de droite. Le