partit avec le corps de cavalerie d’Excelmans et le 3. e et le4. e corps d’infanterie, pour appuyer le général Pajol etsuivre Bliicher l’épée dans les reins , afin de l’empêcher dese rallier. Il avait l’ordre positif de se tenir toujours entrela chaussée de Charleroi à Bruxelles et Bliicher, afin d êtreconstamment en communication ét en mesure de se réunirsur l’armée ; il était probable que le maréchal Bliicher seretirerait sur Wavres ; cet ordre prescrivait qu il y fût enmême temps que lui ; si l’ennemi continuait à marcher surBruxelles et qu’il passât la nuit couvert par la forêt de Soi-gnes, qu’il le fit suivre jusqu’à la lisière de la forêt ; s’il seretirait sur la Meuse, pour couvrir scs communicationsavec l’Allemagne, qu’il le fît observer par l’avant-gardedu général Pajol et occupât Wavres avec la cavalerie•d’Exeelmans, le 3. e et le 4- e corps d’infanterie, afin de setrouver en communication avec le quartier-général quimarchait sur la chaussée de Charleroi à Bruxelles. La 3.®division du a. e corps, qui avait beaucoup souffert à labataille de Ligny, «esta pour garder le champ de batailleet porter secours aux blessés. Ainsi l'armée françaisemarchait en deux colonnes sur Bruxelles, l’une de soixante-neuf mille hommes et l’autre de trente-quatre mille.
L’empereur visita le champ de bataille, ht donner dusecours aux blessés. La perle des Prussiens était énorme ;on voyait six de leurs cadavres pour un cadavre français.En grand nombre de blessés qui n avaient pas été secou-rus* le furent. Tous les pages et plusieurs officiers restè-rent pour les veiller. Le jeune Gudin, fds du brave géué-ral de ce nom qui fut tué en Russie au combat de Yalontina,