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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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partit avec le corps de cavalerie dExcelmans et le 3. e et le4. e corps dinfanterie, pour appuyer le général Pajol etsuivre Bliicher lépée dans les reins , afin de lempêcher dese rallier. Il avait lordre positif de se tenir toujours entrela chaussée de Charleroi à Bruxelles et Bliicher, afin d êtreconstamment en communication ét en mesure de se réunirsur larmée ; il était probable que le maréchal Bliicher seretirerait sur Wavres ; cet ordre prescrivait qu il y fût enmême temps que lui ; si lennemi continuait à marcher surBruxelles et quil passât la nuit couvert par la forêt de Soi-gnes, quil le fit suivre jusquà la lisière de la forêt ; sil seretirait sur la Meuse, pour couvrir scs communicationsavec lAllemagne, quil le fît observer par lavant-gardedu général Pajol et occupât Wavres avec la cavaleriedExeelmans, le 3. e et le 4- e corps dinfanterie, afin de setrouver en communication avec le quartier-général quimarchait sur la chaussée de Charleroi à Bruxelles. La 3.®division du a. e corps, qui avait beaucoup souffert à labataille de Ligny, «esta pour garder le champ de batailleet porter secours aux blessés. Ainsi l'armée françaisemarchait en deux colonnes sur Bruxelles, lune de soixante-neuf mille hommes et lautre de trente-quatre mille.

Lempereur visita le champ de bataille, ht donner dusecours aux blessés. La perle des Prussiens était énorme ;on voyait six de leurs cadavres pour un cadavre français.En grand nombre de blessés qui n avaient pas été secou-rus* le furent. Tous les pages et plusieurs officiers restè-rent pour les veiller. Le jeune Gudin, fds du brave géué-ral de ce nom qui fut tué en Russie au combat de Yalontina,