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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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il était évident quelle était depuis peu de momens ren-forcée, et comme on nétait pas éloigné de la forêt deSoignes, il était probable quelle voulait tenir cette posi-tion pendant la nuit. Pour sen assurer, les cuirassiersde Miihaud. déployèrent, et sous la protection du feude quatre batteries dartillerie légère , firent mine decharger ; l'ennemi démasqua alors cinquante ou soixantepièces de canon, toute larmée y était. 11 aurait fallu deuxheures de jour de plus pour pouvoir lattaquer. Larméefrançaise prit position en avant de Planchenoit : le quar-tier-général se plaça à la ferme de Caillou, à deux millequatre cents toises du village de Mont-Saint-Jean.

Pendant cette retraite , plusieurs officiers de cavalerieanglaise furent pris et amenés à lempereur, plusieursétaient blessés ; il les fit panser par son chirurgien avantde les interroger, après quoi il les questionna sur la situa-tion de leur armée, en se servant du général Flahaut pourinterprète. Parmi ces officiers, se trouvait le capitaineElphinslon. En traversant la chaussée de Bruxelles auxQuatre-Bras, il fut facile dévaluer combien grande avaitété la perte des Anglais, quoiquils eussent déjà enterréla plus grande partie de leurs morts.

Le maréchal Grouchy avait poursuivi Bliicher par lesroutes de Monî-Guibert et de Gembloux, mais des rap-ports lui ayant fait croire que la majeure pariie de lar-mée prussienne sétait rétirée par Gembloux , il se portaavec ses principales foires sur ce point ; il y arriva le 16à quatre heures du soir; il y apprit que le corps de Bulowy était arrivé dans la nuit et navait pas assisté à la ba-