( 77 )
taille j que le désordre était grand dans plusieurs corps del’armée prussienne ; que tous les villages environnansétaient pleins de blessés et de fuyards ; que la désertionétait déjà très-considérable parmi les troupes saxonnes ,westphaliennes, et môme parmi les propres Prussiens. Ilenvoya des reconnaissances dans les deux directions deWavres et de Liège à la suite des deux arrière-gardesennemies qui s’y étaient retirées. Cela fait, Grouchy litprendre position à ses troupes ; il n’avait cependant faitque deux lieues. Sur le soir, il reçut des renseignemenspositifs que les principales forces de l’ennemi étaient diri-gées sur Wavres , mais il était plus de six heures , lessoldats faisaient leur soupe; il jugea qu’il serait à temps , lelendemain de suivre l’ennemi qui se trouvait ainsi avoir*gagné trois heures sur lui. Cette funeste résolution est lacause principale de la perte de la bataille de Waterloo.
Pendant la nuit, la pluie continua à tomber, ce quirendit à peu près impraticable pour l’artillerie, la cava-lerie et meme l’infanterie, tout le plat pays. Pendant lajournée du 17 , et la nuit môme du 17 au 18 , les flan-queurs de droite de l’armée française rendirent comptequ’ils étaient en communication avec ceux du maréchalGrouchy, qui avait poursuivi toute la journée le maré-chal Blücher , sans qu’il se fût passé aucun événementimportant. A neuf heures du soir, le général Milhaudqui avait marché avec son corps pour maintenir les com-munications avec le maréchal Grouchy, rendit comptequ’il avait eu connaissance d'une colonne de cavalerie en-nemie , qui, de Tilly s’était reployée en toute bâte sur