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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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taille j que le désordre était grand dans plusieurs corps delarmée prussienne ; que tous les villages environnansétaient pleins de blessés et de fuyards ; que la désertionétait déjà très-considérable parmi les troupes saxonnes ,westphaliennes, et môme parmi les propres Prussiens. Ilenvoya des reconnaissances dans les deux directions deWavres et de Liège à la suite des deux arrière-gardesennemies qui sy étaient retirées. Cela fait, Grouchy litprendre position à ses troupes ; il navait cependant faitque deux lieues. Sur le soir, il reçut des renseignemenspositifs que les principales forces de lennemi étaient diri-gées sur Wavres , mais il était plus de six heures , lessoldats faisaient leur soupe; il jugea quil serait à temps , lelendemain de suivre lennemi qui se trouvait ainsi avoir*gagné trois heures sur lui. Cette funeste résolution est lacause principale de la perte de la bataille de Waterloo.

Pendant la nuit, la pluie continua à tomber, ce quirendit à peu près impraticable pour lartillerie, la cava-lerie et meme linfanterie, tout le plat pays. Pendant lajournée du 17 , et la nuit môme du 17 au 18 , les flan-queurs de droite de larmée française rendirent comptequils étaient en communication avec ceux du maréchalGrouchy, qui avait poursuivi toute la journée le maré-chal Blücher , sans quil se fût passé aucun événementimportant. A neuf heures du soir, le général Milhaudqui avait marché avec son corps pour maintenir les com-munications avec le maréchal Grouchy, rendit comptequil avait eu connaissance d'une colonne de cavalerie en-nemie , qui, de Tilly sétait reployée en toute bâte sur