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dans l'apres midi du 17 , ce qui eût couronné la campa-'pagne ! Actuellement il était probable que le duc de Web*lington et le maréchal Bliicher profitaient de cette mêmenuit pour traverser la forêt de Soignes , et se réunir de-vant Bruxelles ; après cette réunion qui serait opéréeavant neuf heures du matin , la posiiion de l’armée fran-çaise deviendrait bien délicate ! !! les deux armées enne-mies se renforceraient de tout ce qu elles avaient sur leursderrières. Six mille Anglais étaient débarqués à O leudedepuis peu de jours ; c’étaient des troupes de retour del’Amérique. 11 serait impossible que l’armée française sehasardât de traverser la forêt de Soignes pour combattreau débouché des forces plus que doubles, formées et enposition; et cependant sous peu de semaines, l’armée russe,autrichienne , bavaroise, etc., allaient passer le Rhin , seporter sur la Marne. Le 5. e corps , en observation enAlsace , n’était que de vingt mille hommes.
A une heure du matin, fort préoccupé de ces grandespensées , il sortit à pied , accompagné seulement de songrand maréchal ; son dessein était de suivre l’armée an-glaise dans sa retraite, et de tâcher de l’entamer, malgrél’obscurité de la nuit, aussitôt qu’elle serait en marche.Il parcourut la ligne des grandes gardes. La forêt deSoignes apparaissait comme un incendie ; l’horizon entrecette forêt, Braine-la-Leud , les fermes de L Belle-Al-liance et de La Haye , était resplendissant du feu desbivouacs, le plus profond silence régnai:. L’armée anglo-hollandaise était ensevelie dans un profond sommeil, suitedes fatigues qu’elle avait essuyées les jours précédons.
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