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quatre colonnes de la seconde ligne étaient : celle de gau-che formée par le corps de cuirass'ers de Kellermann , ladeuxième, par les deux divisions d'infanterie du G. e corps;la troisième, par deux divisions de cavalerie légère, 1 unedu 6. e corps , commandée par le général de division Dau-mont, l’autre détachée du corps de Pajol et commandéepar le général de division Subervie ; la quatrième par lecorps de cuirassiers de Milhaud. Les trois colonnes de latroisième ligne étaient : celle de gain lie formée par ladivision de grenadu rs à cheval et de dragons de la garde,commandée par le général Guyot ; la seconde, par lestrois divisions de la va ille, moyenne et jeune garde, com-mandées par les lieutenans-généraux Friant, Morand etDuhesme ; la troisième, par les chasseurs à cheval et leslauriers de la garde, commandés par le lieutenant-généralLefebvre-Desnouettes. L’artillerie marchait sur les flancsdes colonnes ; les parcs et les ambulances à la queue.
A neuf heures , les tètes des quatre colonnes formantla première ligue, arrivèrent où elles devaient se déployer.En même temps on aperçut plus ou moins loin les septautres colonnes qui débouchaient des hauteurs ; ellesé:aient en marche, les trompettes et tambours sonnaientau champ, la musique retentissait des airs qui retraçaientaux soldats le souvenir de cent victoires. La terre parais-sait orgueilleuse de porter tant de braves. Ce spectacleétait magnifique; et 1 ennemi, qui était placé de manièreà découvrir jusqu’au dernier homme, dut en être frappé;l’armée dut lui paraître double en nombre de ce qu’elle;était réellement.
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