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» si le duc île Wellington était assez simple pour attendre« Votre Majesté; mais je viens lui annoncer que déjà ses» colonnes sont en pleine retraite ; elles disparaissent dans» la forêt ». — « Vous avez mal vu, lui répondit ce» prince , il n’est plus à temps , il s’exposerait à une perte« certaine, il a jeté les dés, et ils sont pour nous ». Dansce moment des officiers d’artillerie, qui avaient parcourula plaine, annoncèrent que l’artillerie pouvait manœuvrerquoique avec quelques difficultés qui, dans une heure ,seraient bien diminuées. Aussitôt l’empereur monta àcheval ; ils se porta aux tirailleurs vis-à-vis La Haie Sainte,reconnut de nouveau la ligne ennemie, et chargea legénéral du génie Haxo, officier de confiance, de s’enapprocher davantage, pour s’assurer s’il avait été élevéquelques redoutes ou retranchemens. Ce général reviutpromptement rendre compte qu il n’avait aperçu aucunetrace de fortification. L’empereurréfléchitunquart-d’heure,dicta l’ordre de bataille , que deux généraux écrivaientassis par terre. Les aides de camp le portèrent aux diverscorps d’années qui étaient sous les armes, pleins d’im-patience et d’ardeur. L’armée s’ébranla et se mit en mar-che sur onze colonnes.
IL Ces onze colonnes étaient destinées, quatre à formerla première ligne, quatre la seconde ligne, trois la troi-sième. Les quatre colonnes de la première ligne étaient :celle de gauche formée par la cavalerie du a. e corps; ladeuxième, par trois divisions d’infanterie du a. e corps ; latroisième, par les quatre divisions d’infanterie du i. er corps;ta quatrième, par la cavalerie légère du i , cr corps. Les