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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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» si le duc île Wellington était assez simple pour attendre« Votre Majesté; mais je viens lui annoncer que déjà ses» colonnes sont en pleine retraite ; elles disparaissent dans» la forêt ». « Vous avez mal vu, lui répondit ce» prince , il nest plus à temps , il sexposerait à une perte« certaine, il a jeté les dés, et ils sont pour nous ». Dansce moment des officiers dartillerie, qui avaient parcourula plaine, annoncèrent que lartillerie pouvait manœuvrerquoique avec quelques difficultés qui, dans une heure ,seraient bien diminuées. Aussitôt lempereur monta àcheval ; ils se porta aux tirailleurs vis-à-vis La Haie Sainte,reconnut de nouveau la ligne ennemie, et chargea legénéral du génie Haxo, officier de confiance, de senapprocher davantage, pour sassurer sil avait été élevéquelques redoutes ou retranchemens. Ce général reviutpromptement rendre compte qu il navait aperçu aucunetrace de fortification. Lempereurréfléchitunquart-dheure,dicta lordre de bataille , que deux généraux écrivaientassis par terre. Les aides de camp le portèrent aux diverscorps dannées qui étaient sous les armes, pleins dim-patience et dardeur. Larmée sébranla et se mit en mar-che sur onze colonnes.

IL Ces onze colonnes étaient destinées, quatre à formerla première ligne, quatre la seconde ligne, trois la troi-sième. Les quatre colonnes de la première ligne étaient :celle de gauche formée par la cavalerie du a. e corps; ladeuxième, par trois divisions dinfanterie du a. e corps ; latroisième, par les quatre divisions dinfanterie du i. er corps;ta quatrième, par la cavalerie légère du i , cr corps. Les