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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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cinquième et la sixième de cavalerie de la garde , avecsix lignes dinfanterie de la garde, perpendiculairementplacées au sommet des six Y, et le 6. e corps, en colonneserrée , perpendiculairement aux lignes quoccupait lagarde. Linfanterie sur la gauche de la roule, sa cavaleriesur la droite. Les chaussées de Chavleroi et de Nivellesétaient libres, cétaient les moyens de communication pourque 1 artillerie de réserve pût arriver rapidement sur lesdivers points de la ligne.

Lempereur parcourut les rangs ; il serait difficile d'ex-primer lenthousiasme qui animait tous les soldats : lin-fanterie élevait ses sackos au bout des baïonnettes; lescuirassiers, dragons et cavalerie légère , leurs casques ousackos au bout de leurs sabres. La victoire paraissaitcertaine ; les vieux soldats qui avaient assisté à tant decombats, admirèrent ce nouvel ordre de bataille; ils cher-chaient à pénétrer les vues ultérieures de leur général ;ils discutaient le point et la manière dont devait avoirlieu lattaque. Pendant ce temps , lempereur donna sesderniers ordres, et se porta à la tête de sa garde ausommet des six Y, sur les hauteurs de fiossomme , mitpied à terre ; de il découvrait les deux armées ; la vuesétendait fort au loin à droite et à gauche du champ debataille.

Une bataille est une action dramatique, qui a son com-mencement, son milieu et sa fin. Lordre de bataille queprennent les deux armées, les premiers mouvemens pouren venir aux mains , sont lexposition ; les contre-mouve-mens que fait l'armée attaquée, forment le nœud, ce qui