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cinquième et la sixième de cavalerie de la garde , avecsix lignes d’infanterie de la garde, perpendiculairementplacées au sommet des six Y, et le 6. e corps, en colonneserrée , perpendiculairement aux lignes qu’occupait lagarde. L’infanterie sur la gauche de la roule, sa cavaleriesur la droite. Les chaussées de Chavleroi et de Nivellesétaient libres, c’étaient les moyens de communication pourque 1 artillerie de réserve pût arriver rapidement sur lesdivers points de la ligne.
L’empereur parcourut les rangs ; il serait difficile d'ex-primer l’enthousiasme qui animait tous les soldats : l’in-fanterie élevait ses sackos au bout des baïonnettes; lescuirassiers, dragons et cavalerie légère , leurs casques ousackos au bout de leurs sabres. La victoire paraissaitcertaine ; les vieux soldats qui avaient assisté à tant decombats, admirèrent ce nouvel ordre de bataille; ils cher-chaient à pénétrer les vues ultérieures de leur général ;ils discutaient le point et la manière dont devait avoirlieu l’attaque. Pendant ce temps , l’empereur donna sesderniers ordres, et se porta à la tête de sa garde ausommet des six Y, sur les hauteurs de fiossomme , mitpied à terre ; de là il découvrait les deux armées ; la vues’étendait fort au loin à droite et à gauche du champ debataille.
Une bataille est une action dramatique, qui a son com-mencement, son milieu et sa fin. L’ordre de bataille queprennent les deux armées, les premiers mouvemens pouren venir aux mains , sont l’exposition ; les contre-mouve-mens que fait l'armée attaquée, forment le nœud, ce qui