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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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oblige à de nouvelles dispositions et amène la crise dnaît le résultat, ou dénouement. Aussitôt que lattaque ducentre de larmée française aurait été démasquée , le gé-néral ennemi ferait des conlre-mouvemens , soit par sesaîles, soit derrière sa ligne, pour faire diversion ou ac-courir au secours du point attaqué; aucun de ces mou-vemens ne pouvait échapper à lœil exercé de Napoléondaru la position centrale il s était pl icé, et il avait danssa main toutes ses réserves pour les porier à volonté oiilurgenee des circonstances exigerait leur présence.

îlî. Dix divisions dartillerie , parmi lesquelles trois di-visions de douze, se réunirent, la gauche appuyée a lachaussée de Charleroi sur les monticules au delà de laBelle-Alliance et en avant de la division de gauche? dui. er corps. Elles étaient destinées à soutenir lattaque deLa Haye-Sainte, que devaient taire deux divisions du i. ercorps et les deux divisions du 6. e , dans le temps que lesdeux autres divisions du i. cr corps se porteraient sur LaHaye. Par ce moyen , toute la gauche de lennemi seraittournée. La division de cavalerie légère du 6. e corps, encolonne serrée , et celle du i. er corps qui était sur sesaîles, devaient participer à cette attaque , que les a. e et3. e lignes de cavalerie soutiendraient, ainsi que toute lagarde à pied et à cheval. Larmée française, maîtresse deLa Haye et de Monl-Saint-Jean , couperait la chau-séede Bruxelles à toute la droite de lannée anglaise ,étaient ses principales forces. Lempereur avait préférétourner la gauche de lennen i plutôt que sa droite , i.°afin de le couper davec les Prussiens qui étalent à Wa-