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VI. Cependant la canonnade tarda peu à s’engagerentre le général Bulow et le comte de Lobau. L’arméeprussienne marchait en échelons ; le centre en avant. Saligne de bataille était perpendiculaire sur le flanc droit del’armée, parallèlement à la chaussée de la Haye-Sainteà Planchenoit. L’échelon du centre démasqua une tren-taine de bouches à feu, l’artillerie lui en opposa un pareilnombre. Après une heure de canonnade, le comte deLobau , s'apercevant que le premier échelon n'était passoutenu, marcha à lui, l’enfonça et le repoussa fort loin ,mais les deux autres lignes qui paraissaient avoir été retar-dées par les mauvais chemins, rallièrent le premier éche-lon , et sans essayer d’enfoncer la ligne française, ellescherchèrent u la déborder par un à gauche en bataille.Le comte de Lobau, craignant d’être tourné, exécuta saretraite en échiquier, en s’approchant de l’armée. Lesfeux des batteries prussiennes doublèrent , on comptajusqu’à soixante bouches à feu, les boulets tombaientsur la chaussée en avant et en arrière de la Belle-Allianceoù se trouvait l’empereur avec la garde , c’était la ligned’opération de l’armée ; au moment le plus critique l’en-nemi s’était tellement approché que sa mitraille labouraitcelle chaussée ; l’empereur ordonna alors au généralDuhesme, qui commandait la jeune garde , de se portersur la droite du 6. e corps avec ses deux brigades d’infan-terie et vingt-quatre bouches à feu de la garde. Un quartd’heure après, cette formidable batterie commença le feu;l’artillerie française ne tarda pas à acquérir la supériorité,elle était mieux servie et mieux placée. Aussitôt que la