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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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VI. Cependant la canonnade tarda peu à sengagerentre le général Bulow et le comte de Lobau. Larméeprussienne marchait en échelons ; le centre en avant. Saligne de bataille était perpendiculaire sur le flanc droit delarmée, parallèlement à la chaussée de la Haye-Sainteà Planchenoit. Léchelon du centre démasqua une tren-taine de bouches à feu, lartillerie lui en opposa un pareilnombre. Après une heure de canonnade, le comte deLobau , s'apercevant que le premier échelon n'était passoutenu, marcha à lui, lenfonça et le repoussa fort loin ,mais les deux autres lignes qui paraissaient avoir été retar-dées par les mauvais chemins, rallièrent le premier éche-lon , et sans essayer denfoncer la ligne française, ellescherchèrent u la déborder par un à gauche en bataille.Le comte de Lobau, craignant dêtre tourné, exécuta saretraite en échiquier, en sapprochant de larmée. Lesfeux des batteries prussiennes doublèrent , on comptajusquà soixante bouches à feu, les boulets tombaientsur la chaussée en avant et en arrière de la Belle-Alliance se trouvait lempereur avec la garde , cétait la lignedopération de larmée ; au moment le plus critique len-nemi sétait tellement approché que sa mitraille labouraitcelle chaussée ; lempereur ordonna alors au généralDuhesme, qui commandait la jeune garde , de se portersur la droite du 6. e corps avec ses deux brigades dinfan-terie et vingt-quatre bouches à feu de la garde. Un quartdheure après, cette formidable batterie commença le feu;lartillerie française ne tarda pas à acquérir la supériorité,elle était mieux servie et mieux placée. Aussitôt que la